Pandémonium

  • Johan Heliot|
  • 2002 | 3ème roman publié

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Date et lieu

Paris, 1832.

Sujet

Paris, 1832.
Un cortège de créatures buveuses de sang, le Pandémonium, s’abat sur une capitale en proie à la terreur. Au milieu d’un carnage surnaturel et sans précédent, Frédéric Maupin, jeune écrivain sans le sou, tente de survivre dans une cité qui ploie sous l’odeur du sang.
Et quand deux policiers viennent le tirer de sa mansarde au beau milieu de la nuit, il est loin de se douter de ce qui l’attend…
Bien malgré lui, il sera propulsé dans la tourmente d’une aventure qui le conduira à s’associer avec le célèbre patron de la Brigade de Sûreté, ancien bagnard, voleur, corsaire, marchand, évadé et indicateur, une figure déjà légendaire : Eugène-François Vidocq.


Ensemble, de Besançon et sa citadelle fortifiée par Vauban jusque dans les catacombes et le ciel de Paris, ils lutteront contre le Prince et son Pandémonium pour sauver la terre d’une ère de ténèbres. Cet affrontement de titans les mènera au bout du cauchemar, en Terra Incognita… (4ème de couverture, 2002).

 

Éditions

  • 1ère édition, 2002
  • Avon : le Bélial', 2002.
  • 180 p. : couv. ill. ; 20 cm
  • Illustration de couverture :
  • ISBN : 2-84344-038-6.
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    Première page

    Où commence cette incroyable aventure et où je rencontre monsieur le Chef de la brigade de sûreté

    Il faisait encore nuit noire lorsque ma logeuse vint tambouriner à ma porte.

    Je venais juste de m’endormir, après avoir peiné de longues heures à la correction d’un manuscrit confié par un feuilletoniste de mes amis. Pour subvenir à mes besoins, je louais mes talents d’écrivain public à qui se pouvait soucier des règles de l’orthographe et de la grammaire. Mais si Paris était alors riche en pamphlétaires, chroniqueurs ou publicistes de tous acabits, ils étaient peu nombreux à posséder les quelques sous requis pour mon intervention. Aussi la langue en pâtissait-elle souvent, et je devais me satisfaire de peu : un modeste garni où déposer ma malle et mes livres, potage, pain noir et piquette – mes trois "p" nourriciers, répétais-je à l’envi – chaque soir, quand ce n’était pas un jour sur deux.

    Fort heureusement, la mère Blanchot, ma logeuse, appréciait ma compagnie et acceptait souvent de prolonger mon crédit plus que de raison. En contrepartie, je mettais ma plume au service de la petite pension. La vieille mère Blanchot s’enorgueillissait assez de mettre à la disposition de ses locataires rien moins qu’un écrivain, fût-il modestement public !

    Je passai à la hâte une chemise et criai : "Entrez donc, le verrou n’est pas mis." Sitôt dit, deux robustes gaillards firent irruption dans ma chambre minuscule, la mère Blanchot accrochée à leurs basques.

    "Ces deux messieurs sont de la police", m’annonça-t-elle, visiblement émue. "Mon petit Frédéric, qu’avez-vous donc fait ? Ces bougres-là ne veulent rien dire. Pas un mot depuis que je leur ai ouvert le portail."

     

    Prix littéraire

    Prix Graham Masterton du meilleur roman fantastique francophone 2003.

     

    Revue de presse

    Le Monde

    Le Monde des Livres, 12 avril 2002. Jacques BAUDOU :

    Il y a, chez les auteurs de la nouvelle vague française, des littératures de l'imaginaire, un penchant très net pour le steampunk. Johan Heliot y a succombé lui aussi avec La Lune seule le sait, et de façon plus convaincante encore dans ce roman qui met en scène la figure quasi mythique de Vidocq, alors qu'il dirige la brigade de sûreté. L'ex-bagnard n'est pas confronté ici à de simples malfaiteurs ordinaires, mais à un peuple extra-humain naufragé qu'une rébellion a scindé en deux. Et le récit ne tarde pas à quitter les rives de l'intrigue policière pour plonger dans le fantastique, avant d'aborder les terres de la science-fiction. Le tout se termine, en fanfare, par une dantesque bataille (éd. Orion - Le Bélial, 182 p., 12 ).

     

     

    Page créée le lundi 5 juillet 2004.