1933 - Un demi-siècle s'est écoulé depuis l'arrivée des
Ishkiss.
Sur la Lune, une nation libertaire s'est développée grâce à la technologie
des extraterrestres.
Sur Terre, l'Europe a été dévastée par la Guerre totale. En France, les
ligues fascistes ont pris le pouvoir et ont mis en place une sévère
propagande antisélénite. Les monuments nationaux ont été transférés à
Berlin sur ordre du Fürher.
Au coeur d'un Paris méconnaissable, le jeune Léo Malet est pris en flagrant délit de cambriolage dans les appartements d'une vieille gloire du régime... C'est le début d'une aventure extraordinaire qui fera de lui l'instrument principal des Ishkiss dans la guerre qui les oppose au Reich. (4ème de couverture, 2004).
La petite histoire... Il s'agit de la suite de La Lune seule le sait.

Aden, Arabie.
La nuit s'est couchée sur les eaux du golfe, tel un animal à la peau sombre et moite. Le soleil abîmé à l'horizon a dilué un zeste de sang dans les flots noirs. Le paquebot Georges Philippar évoque une guirlande de lampions dérivant sur une mer d'huile. Ses moteurs Diesel ronronnent et font vibrer la structure d'acier de sa coque. Le navire a quitté la rade de Shangaï deux jours plus tôt et fait route vers Marseille, son port d'attache dans la vieille Europe. Il va abandonner bientôt le grand océan Indien, laissant derrière lui tout ce que l'Asie compte de mystères et de menaces pour le reste du monde.
Le passager solitaire qui arpente le pont supérieur du Georges Philippar ne parvient pas à trouver le sommeil depuis son départ de Chine. Il a volé ici et là de rares heures de somnolence, avachi dans un transat, ou bien sur sa couchette, une main toujours à portée de la crosse de son arme - un "Brownie", pistolet à répétition Mossberg à quatre canons et percuteur rotatif, d'une incroyable compacité, acheté à un trafiquant de Shangaï en cheville avec l'armée d'invasion japonaise et de peu scrupuleux fournisseurs américains.
Toutefois, le poids rassurant du Brownie dans la poche de veston ne suffit pas à apaiser les craintes du passager noctambule. Souvent, déjà, il a côtoyé le danger, mis sa vie en péril, d'un continent, d'une guerre ou d'une révolution à l'autre. Il a tout vu, tout entendu, et témoigné, toujours, conscient de l'impact des mots choisis avec parcimonie pour leur effet dévastateur sur l'esprit de ses lecteurs. Mais, cette fois, ce qu'il a vu dépasse l'entendement.
Prix Bob Morane meilleur roman 2005.
Lanfeust
Mai 2004. A. L. DOMETOFF
[...] Johan Heliot a su retrouver le souffle, linventivité, lénergie, la malice et lironie de ses meilleurs récits. Ce roman se dévore sans quil soit nécessaire davoir lu le premier [...].
Le Monde
Le Monde des Livres, mai 2004. Jacques BAUDOU
[...] Nombre de personnages historiques peuplent cette fiction originale [...] et lauteur joue avec brio de la référence culturelle. Il rend hommage aux deux grands « anars » du roman noir français, Léo Mallet et Jean Amila, aussi quindirectement à Arsène Lupin.
Télérama
Juin 2004. Jean-Yves BOCHET
[...] Dans La Lune nest pas pour Nous, Johan Heliot amateur duchronies, lui aussi, réinvente la France des années 30 [...] Hitler ayant gagné la guerre totale, les monuments parisiens ont été démontés et transportés à Berlin. Les ligues dextrème droite, emmenées par Brasillach et Doriot, sont au pouvoir. Sur la lune, la résistance sorganise, aidée par des extraterrestres. Léo Mallet cambrioleur doccasion et Albert Londres, envoyés en Allemagne pour une mission rocambolesque, croiseront Gabin, Carette et Von Stroheim, guest stars de ce roman fantaisiste, drôle et inventif.
Le Figaro
Octobre 2004.
"Johan Heliot est lun des représentants du steampunk français", assure Gilbert Millet.
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Page créée le lundi 5 juillet 2004. |