La Lune n'est pas pour nous

  • Johan Heliot|
  • 2004 | 6ème roman publié

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Date et lieu

1933 - 1938, à Paris...

Sujet

1933 - Un demi-siècle s'est écoulé depuis l'arrivée des Ishkiss.
Sur la Lune, une nation libertaire s'est développée grâce à la technologie des extraterrestres.
Sur Terre, l'Europe a été dévastée par la Guerre totale. En France, les ligues fascistes ont pris le pouvoir et ont mis en place une sévère propagande antisélénite. Les monuments nationaux ont été transférés à Berlin sur ordre du Fürher.

Au coeur d'un Paris méconnaissable, le jeune Léo Malet est pris en flagrant délit de cambriolage dans les appartements d'une vieille gloire du régime... C'est le début d'une aventure extraordinaire qui fera de lui l'instrument principal des Ishkiss dans la guerre qui les oppose au Reich. (4ème de couverture, 2004).

La petite histoire... Il s'agit de la suite de La Lune seule le sait.

 

Éditions

  • 1ère édition, 2004
  • Paris : Mnémos éd., mars 2004.
  • 313 p. : couv. ill. ; 22 cm.
  • Illustration de couverture : Manchu.
  • (Icares).
  • ISBN : 2-915159-15-7.
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    Première page

    Aden, Arabie.

    La nuit s'est couchée sur les eaux du golfe, tel un animal à la peau sombre et moite. Le soleil abîmé à l'horizon a dilué un zeste de sang dans les flots noirs. Le paquebot Georges Philippar évoque une guirlande de lampions dérivant sur une mer d'huile. Ses moteurs Diesel ronronnent et font vibrer la structure d'acier de sa coque. Le navire a quitté la rade de Shangaï deux jours plus tôt et fait route vers Marseille, son port d'attache dans la vieille Europe. Il va abandonner bientôt le grand océan Indien, laissant derrière lui tout ce que l'Asie compte de mystères et de menaces pour le reste du monde.

    Le passager solitaire qui arpente le pont supérieur du Georges Philippar ne parvient pas à trouver le sommeil depuis son départ de Chine. Il a volé ici et là de rares heures de somnolence, avachi dans un transat, ou bien sur sa couchette, une main toujours à portée de la crosse de son arme - un "Brownie", pistolet à répétition Mossberg à quatre canons et percuteur rotatif, d'une incroyable compacité, acheté à un trafiquant de Shangaï en cheville avec l'armée d'invasion japonaise et de peu scrupuleux fournisseurs américains.

    Toutefois, le poids rassurant du Brownie dans la poche de veston ne suffit pas à apaiser les craintes du passager noctambule. Souvent, déjà, il a côtoyé le danger, mis sa vie en péril, d'un continent, d'une guerre ou d'une révolution à l'autre. Il a tout vu, tout entendu, et témoigné, toujours, conscient de l'impact des mots choisis avec parcimonie pour leur effet dévastateur sur l'esprit de ses lecteurs. Mais, cette fois, ce qu'il a vu dépasse l'entendement.

     

    Prix littéraire

    Prix Bob Morane meilleur roman 2005.

     

    Revue de presse

    Lanfeust

    Mai 2004. A. L. DOMETOFF

    [...] Johan Heliot a su retrouver le souffle, l’inventivité, l’énergie, la malice et l’ironie de ses meilleurs récits. Ce roman se dévore sans qu’il soit nécessaire d’avoir lu le premier [...].

     

    Le Monde

    Le Monde des Livres, mai 2004. Jacques BAUDOU

    [...] Nombre de personnages historiques peuplent cette fiction originale [...] et l’auteur joue avec brio de la référence culturelle. Il rend hommage aux deux grands « anars » du roman noir français, Léo Mallet et Jean Amila, aussi qu’indirectement à Arsène Lupin.

     

    Télérama

    Juin 2004. Jean-Yves BOCHET

    [...] Dans La Lune n’est pas pour Nous, Johan Heliot amateur d’uchronies, lui aussi, réinvente la France des années 30 [...] Hitler ayant gagné la guerre totale, les monuments parisiens ont été démontés et transportés à Berlin. Les ligues d’extrème droite, emmenées par Brasillach et Doriot, sont au pouvoir. Sur la lune, la résistance s’organise, aidée par des extraterrestres. Léo Mallet – cambrioleur d’occasion – et Albert Londres, envoyés en Allemagne pour une mission rocambolesque, croiseront Gabin, Carette et Von Stroheim, guest stars de ce roman fantaisiste, drôle et inventif.

     

    Le Figaro

    Octobre 2004.

    "Johan Heliot est l’un des représentants du steampunk français", assure Gilbert Millet.

     

     

    Page créée le lundi 5 juillet 2004.