1848 —
Biographie vosgienne / François Vuillemin
SCHEPLER Louise.- Orpheline, née dans le département du Bas-Rhin, fut recueillie par Oberlin, s’attacha à son bienfaiteur, et ne voulut plus quitter le Ban-de-la-Roche.
Elle fonda, dès 1779, sous la direction du célèbre pasteur, une salle d’asile, la première créée en France, et voua toute sa vie à l’éducation gratuite des enfants pauvres. Son nom, désormais inséparable de celui d’Oberlin, n’est prononcé qu’avec vénération dans toutes les localités du Ban-de-la-Roche.
Elle est morte le 25 juillet 1837, dans la maison où Oberlin avait rendu le dernier soupir.
L’Académie française, en lui décernant en 1829 un des prix de vertu fondés par Monthyon, a rendu un hommage éclatant à son inépuisable dévouement.
1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
SCHEPLER (Louise).- Élève, puis auxiliaire d’Oberlin, elle créa au Ban-de-la-Roche, en 1779, sous la direction du pasteur, la première salle d’asile et voua toute sa vie à l’éducation gratuite de l’enfance.
En 1829 elle reçut le prix de vertu, dit prix Monthyon. Orpheline, née en Alsace, elle fut naturalisée vosgienne par son dévouement.
Elle mourut le 25 juillet 1837.
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
SCHEPPLER (Louise)
Bellefosse, 1763 – Waldersbach (Bas-Rhin), 1837
Servante du pasteur Oberlin à l’âge de 15 ans, cette paysanne du Ban-de-la-Roche entra au service du pasteur Oberlin, à Waldersbach, comme servante. La femme du pasteur mourut en 1783, laissant sept enfants, dont certains en très bas âge. Louise la remplaça auprès d’eux, en quelque sorte, et servit la famille toute sa vie sans accepter de rétribution.
Le pasteur avait créé dans le Ban-de-la-Roche des poêles à tricoter où des conductrices de la tendre enfance rassemblaient les enfants, leur enseignaient quelques petites notions à leur portée et veillaient à leur éducation morale et religieuse. On peut y voir l’annonce des écoles maternelles ultérieures. Avec Sara Banzet, Louise Scheppler fut sans doute la plus célèbre de ces conductrices. En 1829, l’Académie française lui décerna le Grand prix de vertu.
Actuellement, on trouve même au Japon des écoles maternelles portant le nom de la servante si dévouée du pasteur Oberlin.
Bibl. : Leenhardt (C.).- La Vie de J.-F. Oberlin.- Toulouse, 1914.
[Gérard et Marie-Thérèse Fischer].