Biographie vosgienne

Charles MOUGEL, dit MOUGEL-BEY
 
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Dictionnaire des Vosgiens célèbres

MOUGEL (Charles), dit MOUGEL-BEY, directeur de l’Ecole normale du Caire
La Bresse, 27 juillet 1832 – Biarritz, 8 octobre 1918


Charles Mougel est l’un des neufs enfants de François Mougel, fromager, et de Catherine Hartement. A l’issue de ses études primaires à la Bresse, il entre à l’école normale de Mirecourt. Il devient élève-maître en 1854 et reçoit son brevet complet d’enseignement primaire le 15 mars de l’année suivante. A partir de cette époque, il est nommé successivement instituteur-adjoint à l’école de Remiremont le 1er octobre 1855, second régent des cours spéciaux d’enseignement primaire du collège de Mirecourt à la rentrée suivante, puis maître-adjoint à l’école normale d’instituteurs de la même ville en 1859. Trois ans plus tard, il obtient son certificat d’inspecteur primaire. En 1864, il est nommé inspecteur de 3ème classe à Vervins. Il est muté à Nancy à la rentrée de 1867. Au cours de l’année suivante, il est admis à la seconde classe et promu officier d’Académie.

Il n’est âgé que de 39 ans quand, en 1871, il est nommé directeur de l’école normale de Bourg (3ème classe). Il occupe un poste semblable à Vesoul durant sept ans à partir de 1873. Il devient directeur de seconde classe en 1877. Sa compétence est reconnue de tous ses supérieurs. C’est à lui que le ministère de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts fait appel pour la conception du pavillon culturel de l’Exposition Universelle de Paris, en 1878. Le 20 octobre de cette année il est promu chevalier de la Légion d’honneur.

Le 15 septembre 1880, après avoir été mis en disponibilité pour cinq ans, il est nommé directeur de l’école normale du Caire en Egypte, qui vient d’être créée. Il débarque dans cette ville le 6 octobre, en qualité de directeur de 1ère classe. L’établissement qui lui est confié ouvre ses portes le 1er janvier 1881. Durant son séjour sur les bords du Nil, Charles Mougel effectue de nombreux travaux. Il étudie notamment le milieu socio-éducatif et culturel dans lequel il est plongé. Il est respecté et écouté. Sa valeur professionnelle lui vaut de recevoir le titre de Bey en 1882.

Il revient à Paris à la fin de 1885 pour diriger la Mission égyptienne de cette capitale. Il est enfin admis à la retraite le 1er octobre 1887. Il a épousé à Mirecourt le 17 novembre 1857 Stéphanie Jacquot, veuve de Jean-Baptiste Rouillon, professeur de l’école normale. Trois enfants sont issus de cette union.


Bibl. : Il y a 153 naissait à la Bresse Charles Mougel (Bey), article signé par Jean Amet, d’après les recherches de Léon Marchard, de Chelles.
Journal La Liberté de l’Est des 20, 21 et 22 novembre 1985.
Correspondance de l’auteur de cette notice avec ces chercheurs en janvier 1986.


[Georges Poull.]