Biographie vosgienne

Auguste PIERROT
 
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Dictionnaire des Vosgiens célèbres

PIERROT (Auguste), professeur, bibliothécaire, érudit
Vioménil, janvier 1871 – Bussang, 1957


Fils d’instituteur, Auguste Pierrot se destine à l’enseignement dès son jeune âge. Il entre à l’Ecole normale de Mirecourt et en 1890 il en sort pour être stagiaire à Epinal. Il y reste jusqu’en 1893, date à laquelle il est nommé à Saint-Dié, ville qu’il ne quittera qu’en 1950. Son sens pédagogique, sa curiosité d’esprit sont rapidement remarqués. Le 1er octobre 1901, il est détaché au collège de Saint-Dié comme professeur de chant et de dessin. Au collège, il crée un petit musée de l’industrie et, en matière de chant, il introduit la méthode galiniste qui lui paraît la plus propice à initier le plus grand nombre de ses élèves.

En 1925, il prend sa retraite, mais c’est pour se consacrer pleinement à ses activités intellectuelles. Sous-bibliothécaire de la bibliothèque municipale en 1896 et bibliothécaire en 1899, il occupe désormais tout son temps à cet établissement. En 1925, il organise le transfert de la bibliothèque de l’hôtel de ville à l’ancien collège de filles. Il développe le service du prêt dit populaire, rédige le catalogue. Il conserve son poste jusqu’en 1950. En 1932, il installe le foyer des Ferry, salle annexée à la bibliothèque, qui accueille les souvenirs de la famille Ferry et où il organise des conférences pour les écoles.

Très attaché à l’histoire et aux traditions, il publie en collaboration avec Georges Baumont :
- Iconographie de Saint-Dié,
- Saint-Dié et ses environs. Variétés iconographiques, 5 albums (1929-1943)
- et Cahiers Vosgiens (1946 à 1948).

En 1935, il est élu président de la Société philomatique et se consacre à son développement. Au lendemain de la guerre, il s’emploie à la ranimer en recrutant des adhérents et publiant à nouveau le bulletin de la société. Il y donne ses travaux sur le diable et les fées dans les Vosges. Il est aussi correspondant de la Société folklorique de France.

En 1950, il se retire au Ménil-Thillot dans une maison de famille. Il décède à l’hôpital de Bussang mais il est inhumé au Ménil-Thillot.

Il était chevalier de la Légion d’honneur depuis 1938.

Le docteur André Pierrot, son fils, auteur d’une thèse sur les eaux médicinales de Saint-Dié fit une carrière de médecin-inspecteur de la santé scolaire.


Bibl. : Notice sur Auguste Pierrot dans Regards n° 113, juillet-septembre 1981.
Mansuy (J.).– Eloge funèbre d’Auguste Pierrot.– Bulletin de la Société Philomatique Vosgienne, volume LXI, 1957, p. 4-5.


[Albert Ronsin.]