Biographie vosgienne

Raymond RUYER
 
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Dictionnaire des Vosgiens célèbres

RUYER (Raymond), philosophe
Plainfaing, 13 janvier 1902 – Nancy, 22 juin 1987


Fils de Charles-Joseph Ruyer et de Elisabeth Durr, il débute dans l’enseignement au lycée Poincaré en 1932. Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier en 1940 et reste cinq ans à l’offlag 17 A, près de Vienne. Il participe, dans ce camp d’officiers prisonniers, à la création et à l’animation d’une université de captivité.

A son retour en France, il est nommé professeur de philosophie à la faculté des Lettres de Nancy, où il exerce jusqu’à sa retraite.

Ses conceptions philosophiques, qui évoluent au fur et à mesure de l’approfondissement de ses pensées, sont traduites dans des œuvres qui révèlent sa rigueur intellectuelle et son souci d’échapper aux courants de la mode. Classé, selon ses pairs, de matérialiste, à cause de son Eloge de la société de consommation qui va à contre-courant des idées en 1969, il est également rangé parmi les métaphysiciens.

Parmi les vingt ouvrages qu’il a écrit :
- Esquisse d’une philosophie de la structure (1930),
- La Conscience et le corps (1937),
- Le Monde des valeurs (1948),
- Dieu des religions, dieu des sciences,
- La Gnose de Princeton (1974),
- Les Cent prochains siècles (1977),
- et en 1986 le premier volume de ses souvenirs.

Veuf de Jeanne-Marie Larretgère, officier de la légion d’honneur, il était resté très attaché à son pays d’origine, la vallée de la Haute-Meurthe, et a tenu à reposer dans le cimetière de son village natal.


Bibl. : La Liberté de L’Est, 24 juin 1987.
L'Est Républicain, 23 juin 1987.


[Albert Ronsin.]