Biographie vosgienne

Jean Claude GERARD
 
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Vosges Matin

Le Tholy
Jean-Claude Gérard nous a quittés



C'est avec une grande émotion que les Cafrancs ont appris le décès de Jean-Claude Gérard, samedi 29 décembre, au centre hospitalier de Golbey, à l'âge de 87 ans.

Né le 4 novembre 1925 au Tholy, fils de Jean Gérard et de Marguerite Michel, il était l'aîné d'une fratrie de 3 enfants, son frère Fabien, sa sœur Marie-Josée. C'est le 18 septembre 1953 qu'il se marie avec Marguerite Reiterhart, native de Nogales (Mexique). De cette union naîtront 6 enfants : Caroline domiciliée à Versailles, Mercédès à Tours, Alain à Buffalo (États-Unis), Bruno en région parisienne, Jean-Claude à Genève et Hervé à Bordeaux.

Jean-Claude fit sa scolarité au Tholy puis à Épinal, mais en 1939 éclate la seconde guerre mondiale. Âgé de 14 ans, il vit les heures difficiles du conflit sous les bombardements comme tous les Cafrancs, se réfugiant dans les caves de la fromagerie familiale. Pris dans la rafle du 8 novembre 1944 de Gérardmer, il est sauvé par la résistance alsacienne mais se retrouve néanmoins en forêt allemande (Phillipsburg), comme bûcheron. Il regagne la France à pied, avec son frère Fabien. Reprenant ses études à Douai, il obtient son diplôme d'ingénieur en industries alimentaires, lui permettant ainsi de mettre toute sa compétence au service de la fromagerie Gérard.

Directeur de la recherche, il crée le célèbre fromage Géramont en 1950, vendu actuellement dans le monde entier, plus particulièrement en Allemagne. C'est lui aussi qui développe la technique alimentaire de longue conservation pour les fromages. En 1978, suite au rapprochement avec la fromagerie Bongrain, le Vosgien part à Guyancourt où il terminera sa carrière.

Perfectionniste, humain, intègre, amoureux du travail bien fait, passionné de son métier, homme proche des gens, de ses employés et de ses ouvriers, Jean-Claude Gérard a marqué de son empreinte le village qu'il aimait tant. Il était entouré de l'affection de son épouse, de ses six enfants et de ses dix petits enfants. Chaque année, il revenait dans sa maison du Tholy pour y passer l'automne, l'hiver et le début du printemps.


[Vosges Matin, 2 janvier 2013].