FLORION Pierre Arthur.- Né à La Vignette (Marne), en novembre 1835. Avocat, industriel, membre de la Chambre de Commerce à Épinal, ancien maire de cette ville et ancien président du tribunal de commerce. Rue des Bons-Enfants 6. Conseiller général du canton d’Épinal.
[
Léon LOUIS
, Annuaire des Vosges, 1890, p. 170 ; 1894, p. 156. ]
1897 —
Dictionnaire biographique des Vosges / Henri Jouve
FLORION Pierre Arthur.- Né le 21 février 1835. Ancien avocat, industriel. Chevalier de la Légion d’honneur, officier d’Académie. Ancien maire d’Épinal, ancien conseiller général et ancien président-fondateur du conseil des prud’hommes. Vice-président de la chambre et ancien président-fondateur du tribunal de commerce. Président du comité et directeur de l’internat et externat de jeunes filles du cercle spinalien de la Ligue de l’enseignement. Membre du conseil d’administration de l’école normale d’institutrices. Membre du comité de patronage de l’enseignement moderne à l’École industrielle d’Épinal. Président de la société de géographie de l’Est. Président de la délégation cantonale pour l’instruction primaire. Membre de l’Association vosgienne de Paris. Président fondateur de la société de secours mutuels des employés de commerce.
[
Henri JOUVE
, Dictionnaire biographique des Vosges ]
2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
FLORION Arthur (Pierre)
(18 février 1835, Sainte-Ménehould, Marne – 13 février 1900, Épinal)
• Maire d’Épinal de 1881 à 1883
• Conseiller général du canton d’Épinal de 1889 à 1895
• Industriel
• Marié
Suite à une courte maladie, Arthur Florion s’éteint dans la nuit du lundi au mardi 13 février 1900, en son domicile spinalien du 6, quai des Bons Enfants. La ville d’Épinal perd en sa personne un des hommes qui ont le plus contribué à son développement et à la force de ses institutions.
Originaire du petit hameau de La Vignette près de Sainte-Ménehould dans la Marne, son acte de naissance signale qu’il est le fils de Gabriel-André, propriétaire, âgé de 37 ans, et de Edmée-Victoire née Cadot de Beauvoisy. Il fait ses études au collège de Châlons et son droit à la faculté de Paris. Avocat, il vient se fixer au chef-lieu du département des Vosges, le 7 octobre 1861, époque de son mariage avec Jeanne-Irma Grandjean, la fille d’un ancien notaire. Arthur Florion occupe rapidement une importante situation industrielle.
Tour à tour agriculteur, féculier, ses grandes aptitudes commerciales et ses connaissances juridiques très étendues, le mettent en relief parmi ses concitoyens qui le chargent, en 1880, d’entreprendre d’actives démarches pour obtenir la création d’un tribunal de commerce à Épinal. Un décret en date du 30 novembre 1880 donne satisfaction au commerce spinalien qui, le 2 octobre 1881, élève Arthur Florion à la présidence du nouveau tribunal. Il est réélu en 1884 et 1888 et occupe pendant sept années ce siège où son souvenir reste longtemps vivace. L’industriel spinalien a tout naturellement sa place marquée à la chambre de commerce des Vosges. Il en fait partie de 1886 à 1897, en accédant au poste de vice-président pendant cinq ans.
Très actif, Arthur Florion crée le conseil des prud’hommes, le Cercle spinalien de la Ligue de l’enseignement et il est président de la société de secours mutuels des employés de commerce. Ses compétences le conduisent à d’autres fonctions publiques, tant au niveau local que cantonal. En séance du 31 janvier 1881, le préfet des Vosges Paul Boegner (père de l’illustre pasteur académicien) assiste à l’ouverture de la séance du conseil municipal spinalien et donne lecture à l’assemblée d’un décret du président de la République, nommant Arthur Florion maire d’Épinal. Succédant à Jean-Baptiste Huot, il reste en fonction deux années. Un témoin qui se transmet dans une ambiance loin d’être feutrée, puisqu’Arthur Florion donne sa démission de maire et de conseiller municipal.
La question de la création d’un lycée à Épinal donne lieu à un dénouement que l’état des esprits de la population et du conseil municipal laissait présager. En séance extraordinaire de l’assemblée municipale, le 20 avril 1883, Arthur Florion s’exprime ainsi : J’ai l’honneur de réunir le conseil municipal pour lui demander de se prononcer d’une façon nette, franche et précise, sur la mise en exécution du projet de création d’un lycée à Épinal. Par 11 voix contre 7, le projet de la municipalité est repoussé. Ce verdict donne lieu à la démission de douze conseillers municipaux. Épinal revotera ! Le garant du bon fonctionnement de l’administration communale spinalienne sera Auguste Ohmer.
Six ans après ces événements tumultueux, Arthur Florion se présente aux élections cantonales des 28 juillet et 4 août 1889, à Épinal. Sur sa route se dressent Octave Houdaille, avocat à la cour d’appel, et Léon Grillot, architecte départemental. Au second tour de scrutin, l’ancien premier magistrat de la cité des Images rejoint avec succès l’Hôtel du département. Chevalier de la Légion d’honneur, officier de l’Académie, l’avocat industriel disparaît à l’aube du XXe siècle. Ses obsèques sont célébrées à Épinal et, avant le départ du corps pour la Meuse (par chemin de fer) où doit avoir lieu l’inhumation, des discours prononcés par le maire d’Épinal, par le président du tribunal de commerce et par le vice-président de la chambre de commerce, témoignent des services éminents rendus par Arthur Florion.
Référence suggérée : ecriVOSGES, « Pierre Arthur FLORION », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=1254 (consultée le 24 octobre 2026).