1897 —
Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve

FRANCE Hector.- Né à Mirecourt le 5 juillet 1840.
Ancien professeur de littérature française à l’Académie militaire de Woolwich (Angleterre).
Officier d’Académie, commandeur du Nicham-Iftikar.
Membre de la société des Gens de lettres, de l’Association Of Foreign journalists de Londres, de la Plume et l’Épée, etc.
Fils d’un chef d’escadron de gendarmerie coloniale, membre de l’Assemblée Constituante, et issu d’une famille où il était de tradition de suivre la carrière des armes, M. Hector France fit ses études au Prytanée de La Flèche, d’où il sortit en 1858 pour s’engager au 3e Spahis. Il prit part, avec ce régiment, pendant dix ans, aux expéditions qui furent faites en Afrique, ayant été, entre temps, détaché à l’École de cavalerie de Saumur. A la suite de nominations faites injustement, il revint dans ses foyers, entra dans l’administration des Contributions Indirectes, puis au
Moniteur des Tirages financiers.
En 1870, lorsque la guerre contre l’Allemagne fut déclarée, il reprit du service avec le grade de lieutenant et fut nommé capitaine-commandant au 4e régiment de chasseurs à cheval, dont il avait formé et organisé deux escadrons au Havre sous les ordres du général Loysel et dans lequel il accomplit plusieurs actions d’éclat, qui lui valurent d’être proposé pour la croix. Ayant pris parti pour la Commune contre l’assemblée qui avait signé la paix, il se réfugia en Angleterre après les journées de mai. Il enseigna d’abord le français, le dessin, l’histoire et même l’arabe dans quelques familles anglaises, puis le français à l’Université de Londres et dans divers collèges, entre autres celui de Douvres, collaborant à plusieurs journaux et créant à Londres l’Avenir, et fut enfin nommé à l’Académie militaire de Woolwich, où il professa du 8 janvier 1880 au 19 juillet 1895. Il donna sa démission à cette dernière date pour se consacrer exclusivement à la littérature.
On lui doit d’importantes oeuvres littéraires, romans, études sociales anglaises, critiques, etc., dont nous ne pouvons donner ici, faute de place, que la liste des principales :
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Le Roman du Curé, 1877, qui eut plusieurs éditions ;
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L’Homme qui tue ou Les bureaux arabes sous le second empire, 1878, critique politique sorte d’autobiographie ;
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L’Amour au pays bleu, 1880 ;
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Le Péché de sœur Cunégonde, 1880, nombreuses éditions ;
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Marie-queue-de-vache, romans anticléricaux, 1881 ;
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Les Va-nu-pieds de Londres, 1884 ;
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Les Nuits de Londres ;
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La Pudique Albion, 1885, études de mœurs anglaises ;
- et d’autres encore publiées dans différentes revues :
Sous le burnous, 1886,
Impressions d’Algérie ;
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L’Armée de John Bull, 1887, critique de l’armée anglaise qui eut plusieurs éditions et traductions ;
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Sac au dos à travers l’Espagne, impressions d’un voyage que l’auteur fit à pied d’Irun à Malaga, 1888 ;
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La Grèce en 1887, traduit de l’anglais, 1890 ;
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En police-court, critique des tribunaux anglais ;
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La Taverne de l’Éventreur, 1892, études des bas-fonds de la société anglaise ;
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Cinquante ans chez les Indiens, 1889, traduit de l’anglais ;
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Les Cuisines excentriques, 1893 ;
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Au Soleil, impressions de voyage sur la Riviera, 1893 ;
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La Vierge Russe, suivie de
La Mort du Czar, 1893-1896, romans patriotiques qui valurent à l’auteur l’honneur de la saisie et de l’interdiction en Alsace-Lorraine ;
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Le Roman d’une jeune fille pauvre, 1896 ;
- et enfin, pour couronner ce travail, M. Hector France prépare un
Dictionnaire historique et anecdotique des proverbes français avec leurs équivalents dans toutes les langues.