Maximilien Jules KELSCH

[ Gérardmer (88) , 03/12/ 1844 – Gérardmer (88) , 30/04/ 1906 ]

industriel

Député des Vosges.

Biographie vosgienne

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve

KELSCH Maximilien Jules.- Né à Gérardmer le 3 décembre 1844.

Manufacturier à Gérardmer.

Maire et conseiller général.

Président de la délégation cantonale.

Lieutenant de louveterie.

Président de la commission cantonale des chemins.

Membre de l’Association vosgienne de Paris.


1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

KELSCH (Maximilien-Jules), industriel et député

Gérardmer, 3 décembre1844 - Gérardmer, 30 avril 1906


Blanchisseur de toiles à Gérardmer, il devient maire de la ville puis conseiller général du canton de 1894 à 1906. Sous le patronage de Jules Méline, il se présente une première fois aux élections législatives, en 1893, sous l’étiquette franchement républicaine et comme ancien ami et disciple de Jules Ferry, mais il est battu. C’est à la suite d’une demande présentée par la grande majorité des maires et adjoints de l’arrondissement de Saint-Dié qu’il se présente à nouveau en 1898. Il est alors élu, avec 5 598 voix contre Marcillat, député sortant. Il fait un passage discret et bref au Palais Bourbon, puisqu’il est battu le 27 avril 1902 par l’industriel Ancel-Seitz, n’obtenant que 5 179 voix contre 6 725 à son rival.

Son action en tant qu’élu municipal retient davantage l’attention. Il s’attache à développer le tourisme à Gérardmer en devenant président du Comité des Promenades. Il dote la ville dont il est maire d’un réseau d’égouts, d’un nouvel abattoir, d’un groupe scolaire pour les filles. Il crée de nouvelles places publiques et fait procéder au percement de nouvelles rues, à des travaux de captation de sources et d’adduction d’eau. Il agrandit l’hôpital existant et prend une part non négligeable dans la liaison par tramway entre sa ville et Remiremont d’une part, et le Hohneck d’autre part.

Du point de vue social, il fonde une crèche pour la protection des enfants du 1er âge et une Société des Dames de Gérardmer chargée de venir en aide aux femmes en couches. Pour les ouvriers du Tissage de la Jamagne qu’il exploite, il crée une Société de Secours mutuels des Travailleurs.


Bibl. : Jolly.- Dictionnaire des Parlementaires français de 1889 à 1940, tome VI, p. 2048.
Gérardmer Noël, 1906, p. 3.


[ Pierre Heili ]

Nouvelle recherche