Alphonse Gabriel LAPOTRE

[ Landaville (88) , 27/04/ 1843 – , // ]

vétérinaire

Biographie vosgienne

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve

LAPOTRE Alphonse Gabriel.- Né à Landaville le 27 avril 1843.

Médecin-vétérinaire.

Entra à l'École vétérinaire de Lyon le 15 octobre 1864.

Il en sortit lauréat, et vint se fixer à Montiers-sur-Saulx (Meuse) en 1868, canton rural où la médecine vétérinaire était entièrement aux mains de l'Empirisme.

Il combattit cette fausse science, pied à pied, sans jamais perdre courage, et réussit après dix ans de lutte à en débarrasser l'agriculture.

Il a publié différents travaux intéressants, résultat des nombreuses observations recueillies au cours de sa profession. Citons :
- Les Coliques du cheval ;
- La Fermière ;
- Les Causeries agricoles, qui ont été honorées d'une souscription de M. le ministre de l'Agriculture.

M. Lapôtre est depuis 1877, maire du chef-lieu de canton qu'il habite, et conseiller d'arrondissement depuis 1875.

C'est-à-dire qu'il a su constamment mériter la confiance de ses concitoyens. Il a créé dans son canton une Société d'Instruction populaire, une Société et un Syndicat agricole très prospères. Président de toutes ces sociétés, il s'est efforcé en toute occasion de démontrer combien était grande l'étendue des services qu'elles pouvaient rendre aux habitants des campagnes, soit au point de vue de la diffusion de l'instruction populaire, soit sous le rapport des progrès de l'agriculture. Son dévouement à l'Enseignement et à l'Agriculture lui ont valu les distinctions d'officier d'Académie et de chevalier du Mérite agricole.

M. Lapôtre remplit en outre, depuis 1873, les fonctions de suppléant de la justice de paix et de délégué cantonal. Homme de sens pratique, connaissant parfaitement les hommes et les choses, les appréciant toujours avec précision et exactitude, il a rendu, dans ces modestes fonctions, de réels services.

M. Lapôtre, en un mot, est de ceux qui aiment à se rendre utiles à leurs concitoyens ; il le fait modestement, sans prétention, ne cherchant sa récompense que dans le bien qu'il peut faire. Esprit profondément libéral, il a parfois été vivement attaqué par les ennemis du progrès et de la liberté ; mais ces attaques l’ont toujours laissé indifférent ; il a tracé son chemin ; il le suit sans détour, sans précipitation ; sûr qu'il est d'aboutir au plus noble but : celui d'avoir fait, en tout et partout, toujours son devoir.


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