1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
OHMER (Jean Auguste).- Né à Épinal, le 9 février 1822. Proviseur du lycée Charlemagne, il prit sa retraite et se retira à Épinal.
Maire d’Épinal en mai 1883 jusqu’en mai 1888 ; il ne se représenta plus aux suffrages de ses concitoyens. Il est conseiller d’arrondissement et président de cette assemblée depuis 1886.
M. Ohmer est chevalier de la Légion d’honneur, officier d’Académie et président de la Société d’Émulation.
[
Félix BOUVIER
, Biographie générale vosgienne ]
1897 —
Dictionnaire biographique des Vosges / Henri Jouve
OHMER Jean Auguste.- Né à Épinal le 9 février 1822.
Ancien proviseur du lycée Charlemagne, en retraite à Épinal.
Maire de cette ville de 1883 à 1888, conseiller municipal, M. Ohmer est président du conseil d’arrondissement depuis 1886.
Chevalier de la Légion d’honneur, officier de l’Instruction publique.
M. Ohmer est membre de la commission de surveillance de la maison de justice, de la commission départementale des richesses d’art de la France et de l’Association vosgienne de Paris.
Vice-président de la Société d’émulation et de la Société d’horticulture des Vosges.
[
Henri JOUVE
, Dictionnaire biographique des Vosges ]
2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
OHMER Auguste (Jean)
(8 février 1822, Epinal - 8 septembre 1898, Epinal)
• Maire d'Épinal de 1883 à 1888
• Conseiller municipal d'Epinal de 1896 à 1898
• Enseignant
• Célibataire
Auguste Ohmer naît à Epinal de l'union de Jean-Joseph (boulanger) et de Françoise Maurice. Après des études classiques au collège, il entre en huitième en 1833 et en sort après son année de philosophie en 1842. Au sortir de ce cours, il est reçu bachelier ès lettres et se destine à l'enseignement. Il obtient une place de maître d'études au collège royal de Nancy, pour une courte durée car son ambition est l'Ecole normale supérieure. Il s'y prépare en tant que boursier à Sainte-Barbe. Reçu brillamment, Auguste Ohmer est alors nommé professeur, successivement au collège royal de Bourges, aux lycées de Besançon, de Strasbourg, et Charlemagne à Paris.
Une affection du cœur et une insuffisance aortique lui font renoncer au professorat et briguer un poste dans l'administration. C'est cette même maladie du cœur, qui silencieuse pendant des années, l'emportera finalement le 8 septembre 1898, après une alerte sérieuse quelques mois auparavant. Contraint de quitter l'enseignement pour raison de santé, Auguste Ohmer est nommé successivement censeur au lycée d'Angoulême, de Lyon, proviseur au lycée de Bar-le-Duc, puis de nouveau censeur à Paris. Survient après la guerre, le siège de la capitale et la Commune. Lorsqu'il prend sa retraite en 1881, Auguste Ohmer, officier de l'Instruction publique, chevalier de la Légion d'honneur, ne veut pas entendre parler de repos. À peine rentré à Epinal, sa ville natale, il s'installe dans la maison qu'il s'est fait construire en 1867, il se fait rapidement apprécier de ses concitoyens. À la Société d'Emulation, la plus ancienne du département, il s'inscrit avant de faire son entrée au sein du conseil municipal spinalien, aux élections partielles du 13 mai 1883.
À cette période, Epinal est en ébullition car, depuis quelques semaines, le climat s'est détérioré entre la population et les représentants municipaux. Arthur Florion, maire en exercice, demande la création d'un lycée, mais il se heurte au refus de certains de ses collègues... entraînant la démission immédiate de douze conseillers municipaux. C'est dans cette ambiance délétère qu'Auguste Ohmer est élu conseiller municipal, puis maire à l'unanimité, le 28 mai suivant. Je ne m'abuse, ni ne m'aveugle sur la tâche que j'ai à remplir. L'expérience me manquera un peu. J'ose donc compter sur votre indulgence et votre bienveillant concours ! Il est conforté dans ses responsabilités aux élections générales du 4 mai 1884. Mais quatre années après, fatigué et souffrant, il ne se représente pas. Cédant à des instances pressantes, il se laisse porter aux élections suivantes, et rejoint les bancs du conseil municipal.
À la tête du chef-lieu, Auguste Ohmer montre le même zèle et la même activité que dans ses fonctions universitaires. Sous son mandat, les groupes scolaires de la Loge-Blanche, de la rue de Nancy et d'Ambrail sortent de terre. Les dernières années de sa vie sont attristées par une affection oculaire, à cette époque grave, la cataracte. Un insuccès d'opération l'abat moralement. En mars 1898, son problème cardiaque se réveille. Une congestion pulmonaire intense survient également. À partir de là, ses jours sont comptés. Alité, ne pouvant plus se lever, l'ancien premier magistrat de la cité des Images s'éteint à cinq heures du matin, emportant avec lui les regrets d'une sœur et d'un neveu pour lesquels il s'est dévoué entièrement. Ses funérailles sont des plus simples, sans aucun apparat. Il repose auprès de ses parents au cimetière de sa ville natale.
[
Bertrand MUNIER
, Le Grand livre des élus vosgiens ]