1897 —
Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve
PERRIN Clément.- Né à Rupt le 6 janvier 1837.
Cultivateur à Révillon, commune de Saint-Étienne.
Chevalier du Mérite agricole.
Vice-président du comice agricole de Remiremont.
Directeur de l’Association fromagère vosgienne.
M. Perrin a été délégué agricole du département des Vosges (section fromagère), pendant l’Exposition universelle de 1878. On lui doit de nombreuses publications sur la fabrication du fromage.
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
PERRIN (Clément), écrivain régional
Rupt-sur-Moselle, 6 janvier 1837 – Remiremont ?, 1904
Clément Perrin, né au hameau de Longchamp à Rupt, est le fils de Pierre Joseph Perrin, cultivateur, et de Marie Barbe Lambert. Très jeune, il se passionne pour l’histoire locale. Encouragé par son grand-père, il reconstitue l’arbre généalogique de sa famille. Il entreprend ensuite de longues recherches à travers le fonds d’archives de sa commune natale. Les notes qu’il rassemble, jointes aux récits qu’il recueille en interrogeant les membres les plus anciens de sa famille, lui permettent de rédiger une Histoire des communes de Rupt, Ferdrupt et Dommartin, au cours des hivers de 1856 à 1857. Cette étude manuscrite est illustrée tant par ses propres dessins que par ceux de son frère Lucien Perrin, artiste local remarquable qui a laissé une œuvre importante conservée aujourd’hui par ses descendants. Clément Perrin est aussi un calligraphe de talent.
Il est âgé de 23 ans quand, durant l’hiver de 1860 il rédige avec passion un Essai Poétique sur la civilisation dans les Vosges, qu’il intitule bientôt Le Progrès dans les Vosges, quand il recopie soigneusement sa version définitive, en vers, en janvier 1861. Ce manuscrit est aussi illustré par lui-même et par Lucien Perrin.
Encouragé par le collectionneur érudit Charles Friry, de Remiremont, Clément Perrin présente la première de ses œuvres à la Société d’Emulation des Vosges. Ce travail fait l’objet d’un rapport lu en séance publique le 12 décembre 1861. Il ne parvient pas cependant à le faire imprimer. Plus tard, il devient secrétaire de la mairie de Rupt.
Quand le littérateur Albert Montémont vient fêter ses 70 ans dans cette commune où il est né, en juin 1859, Clément Perrin célèbre sa venue en rédigeant une nouvelle version de La Vosgienne chantée pour la première fois à Paris en décembre 1842 par cet inoubliable président du Caveau. Il invite notamment ce dernier à célébrer dans leurs succès nos valeureux guerriers français, qui de l’Autriche au despotique empire, s’en vont réprimer les excès, à la suite de l’entrevue de Plombières. Il quitte Rupt pour aller habiter à Remiremont lorsqu’il devient secrétaire du Comice agricole de cette ville. Quand il disparaît, il est inhumé dans le cimetière de Remiremont où sa tombe est toujours visible.
Bibl. : Notes recueillies dans les ouvrages manuscrits de Clément Perrin, possédés actuellement par ses descendants.– Nous possédons l’exemplaire original de la nouvelle version de La Vosgienne, calligraphiée par Clément Perrin.
[Georges Poull]