Dominique PIERRAT

[ Gerbamont (88) , 10/02/ 1820 – , 20/11/ 1893 ]

instituteur

Biographie vosgienne

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

PIERRAT (Dominique).- Né le 10 février 1820 à Gerbamont, au hameau de Piétat ; pâtre dans sa jeunesse, il devint maître d’école ; c’est un naturaliste distingué, il est à la fois botaniste, zoologiste, ornithologiste, oologiste et entomologiste.

Il a publié, en 1877, un Catalogue des orthoptères observés en Alsace et dans la chaîne des Vosges.

Il a collaboré, pour le présent ouvrage [Le Département des Vosges / Léon LOUIS] à l’article : Zoologie.

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve

PIERRAT Dominique.- Né au hameau de Piétat, commune de Gerbamont le 10 février 1820.

M. Pierrat se fit remarquer, dès son enfance, par son goût pour l’étude qu’il pouvait à peine satisfaire à la petite école de son hameau qui n’était ouverte que l’hiver. Après quatre années de séjour à cette école où il occupa toujours les premières places, il continua à s’instruire chez ses parents et, à l’âge de dix-huit ans, il entra dans l’enseignement sans avoir aucun brevet, comme sous-maître d’une école primaire.

Frappé des beautés de la nature et des sites pittoresques et merveilleux qu’on rencontre dans les villages, son amour pour la nature lui fit étudier les principales branches de l’histoire naturelle. Il devint un fervent botaniste, zoologiste, ornithologiste, oologiste, entomologiste ; il fut, en un mot, un naturaliste distingué.

On cite de lui un catalogue des orthoptères observés en Alsace et dans la chaîne des Vosges, qui parut en 1877.

M. Pierrat est décédé le 20 novembre 1893.


2014 — Vosges Matin

Sciences
GERBAMONT.- Sur les traces d’un naturaliste vosgien

Le Spinalien et ancien gendarme, Philippe Defranoux publie une biographie sur Dominique Pierrat né en 1820 à Gerbamont.

Philippe Defranoux pourrait couler une paisible retraite, mais ce n’est pas le cas. Défenseur de la cause animal et de la nature en général, il travaille d’arrache pied sur une encyclopédie des naturalistes de France. Philippe Drefranoux n’a pas compté son temps pour constituer une biographie du naturaliste vosgien Dominique Pierrat. J’ai eu la chance de contacter la famille de Dominique Pierrat. Ils ont mis à ma disposition toutes les correspondances de Dominique Pierrat avec de nombreux naturalistes de l’époque dans différentes régions de France et d’Europe. Ce sont des lettres inédites envoyées par d’autres naturalistes avec lesquels Dominique Pierrat était en relation, dont le célèbre botaniste Jean-Baptiste Mougeot de Bruyères, raconte Philippe Defranoux.

500 oiseaux empaillés

Parmi les trésors accumulés au fil des années chez Dominique Pierrat au lieu-dit Aux Plateaux sur les hauteurs de Gerbamont, on trouve quelques insectes qui sont aujourd’hui en mauvais état et des petits mammifères et rongeurs. Des mousses vosgiennes et une collection de crânes de micromammifères et de chauves-souris ont également été conservées.

Mais la plus grande richesse de cette collection, stockée depuis près de quarante ans dans des caisses en bois à Gerbamont, lieu de naissance du naturaliste, ce sont les près de 500 oiseaux empaillés, dont des espèces rares que Philippe Defranoux a pu photographier.

Dominique Pierrat est né en 1820 à Gerbamont. Il était le fils de Lambert Pierrat et de Marie-Anne Poirot. Dominique Pierrat était exploitant d’une ferme et grand passionné de sciences naturelles. Il s’est intéressé à la botanique, à l’ornithologie, et à l’entomologie ainsi qu’aux mammifères. En juin 1853, il découvre dans une forêt humide entre Gerbamont et Rochesson, une petite orchidée qui n’avait jamais été signalée en Lorraine.

Ses lieux d’herborisations et de sorties ornithologiques et entomologiques étaient essentiellement le canton de Saulxures-sur-Moselotte, La Schlucht ou encore le Hohneck. A l’époque, il a réalisé une importante collection de 1 200 à 1 300 oiseaux vosgiens et d’ailleurs. En 1883, Dominique Pierrat est admis comme membre du comité agricole de l’arrondissement de Remiremont. Il est cité dans une publication du botaniste l’abbé Boulay sur l’étude des Rubus (les ronces) de France. Dominique Pierrat décède à l’âge de 73 ans. Il est inhumé dans le cimetière de Planois à Basse-sur-le-Rupt.

Le musée qui était installé à Gerbamont a été transféré en 1903 à Contrexard, puis en 1967 ce musée a été fermé. En 1975, les oiseaux et quelques autres animaux ont été stockés dans des caisses qui sont toujours conservées à Gerbamont. Philippe Defranoux espère qu’un jour un musée lorrain ou alsacien puisse faire l’acquisition de la collection d’oiseaux de Dominique Pierrat afin d’entretenir et de l’exposer au public.

Un important herbier qui avait été réalisé par Dominique Pierrat a disparu. Il serait souhaitable, si quelqu’un a connaissance du lieu actuel de conservation de cet herbier, qu’il prenne contact avec Philippe Defranoux.

[Vosges Matin, 17 avril 2014. Arnaud VIRY].

Pour en savoir plus sur la biographie de Dominique Pierrat : consulter le site internet de Philippe Defranoux : http://philippedefranoux.free.fr

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