Amé Henri RESAL

[ Plombières-les-Bains (88) , 27/01/ 1828 – Annemasse (73) , 00/08/ 1896 ]

inspecteur général des mines

Membre de l’Institut.

Biographie vosgienne

1879 — Biographie alsacienne-lorraine / A. Cerfberr de Médelsheim

RÉSAL Henri.- Ingénieur, membre de l’Institut, né en 1828, a inséré dans des publications spéciales plusieurs savants mémoires qui l’ont fait entrer à l’Académie des sciences et décorer.

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

RESAL (Amé Henry).- Né à Plombières le 27 janvier 1828, où son père, né en 1797, mourut en 1874, il fut élève de l’École polytechnique en 1847, devint ingénieur ordinaire des mines en 1853, ingénieur en chef en 1877, inspecteur-général des mines en 1888, professeur de mécanique à l’École polytechnique en 1872.

Il est chevalier de la Légion d’honneur depuis 1863 et officier de l’instruction publique. Docteur ès sciences en 1855, il fut, à cette époque, professeur à la faculté des sciences de Besançon. Il a été nommé, en 1877, professeur de construction à l’École des Mines, et en 1873, il a été élu membre de l’Institut (Académie des sciences, section de-mécanique).

Il est auteur de plusieurs ouvrages : Éléments de mécanique, en 1852 ; Traité de cinématique pure, en 1862 ; Traité de mécanique générale, ouvrage très estimé, en 6 volumes parus de 1863 à 1881.

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve

RESAL Aimé Henri.- Né à Plombières le 27 janvier 1828.

Docteur ès sciences.

Inspecteur général des mines.

Président de la Société de mathématiques de France, adjoint au comité d’artillerie pour les questions mécaniques.

Membre de l’Institut (section mécanique).

Officier de la Légion d’honneur et de l’Instruction publique.

Élève de l’École polytechnique du 1er octobre 1847 au 1er octobre 1849, M. Resal entra à l’École nationale des mines d’où il sortit en 1853, avec le diplôme d’ingénieur. Il se fit recevoir docteur ès sciences et fut nommé ingénieur de la compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée le 18 mai 1810. Il devint professeur à la faculté des sciences de Besançon et passa ensuite à l’École polytechnique comme professeur de mécanique en 1872.

M. Resal fut élu membre de l’Institut (Académie des sciences, section mécanique) en 1873, en remplacement du baron Dupin. Il fut nommé ingénieur en chef en 1877, puis professeur à l’École des mines.

Il est inspecteur général des Mines depuis 1888.

Officier de la Légion d’honneur depuis, le 20 décembre 1886, M. Resal était chevalier de cet ordre depuis 1863. Il est officier de l’Instruction publique.

M. Resal est l’auteur de nombreux ouvrages mécaniques et scientifiques parmi lesquels nous citerons :
- Mémoire sur le mouvement vibratoire des bielles des locomotives, in-8° ;
- Recherches sur la loi des oscillations du pendule à suspension à lame des chronomètres fixes, in-8°, 1856 ;
- De l’influence de la suspension à lames sur le mouvement des pendules coniques, in-8° ;
- Mémoire sur le calcul de l’effet utile et la construction du ventilateur à force centrifuge, in-8° ;
- Mémoire sur le mouvement relatif d’un corps solide par rapport à un système invariable, in-8° ;
- Notice sur le marteau-pilon hydraulique à ressort d’air comprimé de MM. Guillemin et Minary, in-8° ;
- Recherches sur la chaleur de la fonte de fer en fusion et recherches sur l’écoulement des vapeurs, in-,8° ;
- Théorie de l’électrodynamique, in-8°, 1858 ;
- Mémoire sur le mouvement relatif d’un corps solide par rapport à un système invariable, in-8°, 1857 ;
- Note sur une question de mouvement relatif et sur l’appareil pendulaire de M. Sire, in-8° ;
- Recherches sur les tensions élastiques développées par le serrage des bandages des roues du matériel des chemins de fer, in-8° ;
- Recherches théoriques sur les effets mécaniques de l’injecteur automoteur de M. Giffard et formules pour le calcul de la résistance des chaînes à maillons plats, in-8°, 1859 ;
- Éléments de mécanique, in-8° (réédition en 1851, 2e en 1860) ;
- Mémoire sur la distribution de la vapeur dans les machines oscillantes, in-8°, 1860 ;
- Commentaire aux travaux publiés sur la chaleur considérée au point de vue mécanique, in-8° ;
- Traité de cinématique pure, in-8°, 1862 ;
- Recherches sur le mouvement des projectiles dans les armes à feu, in-8° ;
- Statistique géologique, minéralogique et métallurgique des départements du Doubs et du Jura, in-8°, 1864 ;
- Traité élémentaire de mécanique céleste, in-8°, 1865, 2e édition en 1884 ;
- Des applications de la mécanique à l’horlogerie, in-8°, 1868 ;
- Traité de mécanique générale, comprenant des leçons professées à l’École polytechnique, 7 vol, in-8°, 1873 à 1889 ;
- Physique mathématique, in-4°, 1884, 2e édition 1888.

M. Resal est décédé à Annemasse (Haute-Savoie) au mois d’août 1896.


1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

RESAL (Amé-Henry), ingénieur et mathématicien, membre de l’Institut
Plombières, 27 janvier 1828 – Annemasse (Haute-Savoie), 1896


Le fils d’Amé Resal, architecte, et de Marie-Antoinette Bonnesoeur est envoyé au collège d’Epinal où ses professeurs distinguent en lui une rare aptitude aux mathématiques et l’engagent à entrer à l’Ecole polytechnique. Il en sort en 1847 avec le numéro 2 et devient ingénieur ordinaire des mines en 1853.

Docteur ès-sciences deux ans plus tard, il est nommé professeur à la Faculté des Sciences de Besançon. Il enseigne ensuite la mécanique à partir de 1872 à l’Ecole polytechnique. En 1873, il est élu membre de l’Institut (Académie des Sciences, section de mécanique). Il enseigne ensuite à l’Ecole des Mines.

Henry Resal est l’auteur de remarquables travaux tels que les Eléments de mécanique (1852), un Traité de cinématique pure (1862) et surtout un Traité de mécanique générale, très estimé, en 6 volumes parus de 1863 à 1881.
Encore élève de l’école polytechnique, il écrivit son premier mémoire sur l’application du calcul intégral à l’étude du frottement dans les engrenages coniques et la vis sans fin. Dans sa Théorie sur la rotation des corps, il résolut presque sans calcul, grâce à un système particulier d’axes mobiles, des questions capitales se rapportant au mouvement des solides de révolution. En mécanique, il introduisit l’accélération angulaire composée, qui donne le moyen de poser immédiatement les équations du mouvement relatif d’un corps. On lui doit encore la théorie du roulement, des surfaces et des courbes de roulements.

La ville de Besançon, où il enseigna longtemps, lui dédia le nom d’une rue.


Bibl. : Grand Larousse encyclopédique.
Haumonté et Parisot.– Plombières ancien et moderne;
Bouvier, p. 500.


[ Pierre Heili ]

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