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Charles SOYER

[ Vicherey (88) , 13/01/1852 – Châtenois (88) , 28/01/1931 (79 ans) ]

médecin , maire , conseiller général

Biographie vosgienne

Notices documentaires

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges / Henri Jouve

SOYER Charles.- Né à Vicherey le 15 janvier 1852.
Docteur en médecine à Vicherey.
Conseiller d’arrondissement.
On doit à M. le docteur Soyer une thèse traitant de : L’Œdème pourpré fébrile. Étude sur une forme particulière de purpura (Faculté de Paris le 17 juillet 1878).

[ Henri JOUVE , Dictionnaire biographique des Vosges ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

SOYER Charles (François Auguste)
(13 janvier 1852, Vicherey - 28 janvier 1931, Châtenois)

© Le Grand Livre des élus vosgiens, éd. Gérard Louis, 2003
• Maire de Vicherey de 1896 à 1899
• Conseiller municipal de Châtenois de 1919 à 1923
• Conseiller général du canton de Châtenois de 1898 à 1904
• Médecin
• Marié, deux enfants

Fatigué, usé par une profession qui absorbe tout son temps, toute son énergie, le docteur Charles Soyer quitte Vicherey à la fin du XIXe siècle. À cette époque, c'est une véritable révolution pour ce petit village de la Plaine où la famille Soyer est implantée depuis plusieurs générations. Fils de Charles-Joseph et de Marie-Pauline-Léocadie Parisot, Charles Soyer y naît le 13 janvier 1852. Son père, marchand de fers, propriétaire d'importantes forges, est apprécié dans toute la région. Après d'excellentes études secondaires, Charles Soyer s'oriente vers la médecine et s'inscrit à la faculté de Paris. Il présente et soutient, le 17 juillet 1878, sa thèse pour le doctorat. Elle s'intitule : De l'œdème pourpré fébrile, étude sur une forme particulière de purpura.

Le nouveau praticien dédie sa réussite professionnelle à son grand-père maternel Parisot, médecin à Vicherey, à sa mère, à sa sœur, et s'installe dans la demeure familiale (appelée plus communément le manoir Soyer par les habitants de la commune). C'est une magnifique bâtisse ayant appartenu aux Beaumont de Vernancourt et dont les joyaux architecturaux sont des vitraux à l'effigie des anciens propriétaires. Un escalier en pierre et des grilles signées Jean Lamour retiennent l'attention. Cette propriété fut la résidence temporaire du célèbre ministre-parlementaire François de Neufchâteau, ce qui valut à cette bâtisse la mansuétude des révolutionnaires.

À Vicherey, le docteur Soyer prodigue ses soins éclairés à la population locale mais également à celle des communes environnantes. À l'instar de nombreuses notabilités de l'époque, il s'inscrit dans la logique politicienne. Succédant en 1896 à Julien Raymond comme maire de Vicherey, il rejoint deux ans plus tard le conseil général des Vosges, suite au départ de l'inspecteur des forêts Ernest Lambert. En 1899, le docteur Soyer laisse son poste de premier magistrat à Jules Lefèvre et, au renouvellement triennal de 1904, il perd son mandat cantonal au profit de son collègue castinien, Eugène Aymé.

Marié à mademoiselle Masselot et père de deux enfants. Claire et André, Charles Soyer quitte son village afin de se fixer à Châtenois. Sa propriété revient à son successeur le docteur Alphonse-Anatole Thiriet. À Châtenois, aux élections municipales du 7 décembre 1919, il est amené, en dehors de toute liste, et par un vote spontané de ses nouveaux concitoyens, à faire partie du conseil municipal. Son premier devoir est de payer à ses jeunes compatriotes, morts au champ d'honneur, une dette de reconnaissance. Comme l'immense majorité de la population, il a hâte de voir s'élever, pour commémorer leur sacrifice à travers les âges, un monument digne de leur héroïsme et des légitimes ambitions de la ville de Châtenois.

Son second devoir est de statuer sur le futur des vieilles halles. Sur ces deux points, le docteur Soyer n'est pas compris et en 1921, il donne sa démission de conseiller municipal, qui n'est pourtant pas acceptée. Il réitère sa demande en 1923. Cette fois sa requête est reçue favorablement mais avec regrets, par le préfet des Vosges. Son ancien collègue le docteur Thiriet et le député André Barbier prononcent son éloge funèbre au cimetière de Vicherey, lors de sa disparition survenue à Châtenois, le 28 janvier 1931.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

Sources structurées

  1. Dictionnaire biographique des Vosges / Henri Jouve 1897 — Henri JOUVE — Dictionnaire biographique des Vosges
  2. Le Grand livre des élus vosgiens 2003 — Bertrand MUNIER
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Charles SOYER », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=1869 (consultée le 28 octobre 2026).

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