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François Maximilien HADOL

[ Remiremont (88) , 23/03/1730 – , 21/06/1794 (64 ans) ]

ecclésiastique

Biographie vosgienne

Notices documentaires

1878 — La Semaine religieuse de Saint-Dié

HISTOIRE DE NOS MARTYRS DU TEMPS DE LA RÉVOLUTION. — Nos lecteurs attendent peut-être avec impatience les récits que nous leur avons annoncés sur nos martyrs du temps de la Révolution, et dont nous leur avons déjà donné les prémices. Le retard que nous apportons à l’accomplissement de nos promesses tient à une cause trop légitime pour ne pas obtenir leur entière approbation. Désirant faire cette histoire aussi complète et aussi vraie que possible, nous devons nous livrer à des recherches dont la difficulté et la lenteur dépassent nos prévisions ; et avant d’aller plus loin, nous voudrions épuiser tous les moyens d’information dont nous pouvons disposer. C’est pourquoi nous faisons aujourd’hui appel à toute la science et à toute la bonne volonté de nos vénérés confrères pour venir à notre aide dans une œuvre d’un si haut intérêt diocésain et catholique, et pour nous communiquer leurs connaissances personnelles et toutes les traditions locales encore subsistantes dans les paroisses où ces martyrs et confesseurs sont nés, ont exercé le saint ministère, sont tombés entre les mains des persécuteurs, et ont souffert la prison, les tourments et le dernier supplice.

Suivent 44 noms, dont :

17° Hadol (François-Maximilien) né à Remiremont en 1734, curé de Gemmelaincourt, condamné et guillotiné à Nancy le 21 juin 1794.

1911 — Semaine religieuse du diocèse de Saint-Dié

HADOL François Maximilien.- Frère du précédent [Alexis Nicolas HADOL], né à Remiremont 23 mars 1730, ordonné prêtre malgré le délabrement de sa santé, puis laissé quelque temps sans emploi, devient en 1758 curé de Gemmelaincourt.

Assermenté en 1791, ou du moins réputé tel (Directoire départemental, 14 mai), il s’explique ou se rétracte le 10 mars 1792, vers l’époque où il aurait dû lire en chaire le Mandement quadragésimal du sieur Maudru. On ajoute même, qu’à cette occasion le pauvre curé fut, en pleine église, terrassé et foulé aux pieds, ce qu’il faudrait reporter au 11 mars, 3e dimanche de Carême.

Il se retire à Mirecourt, où durant plusieurs semaines les municipaux tracassent à plaisir les ecclésiastiques fidèles (Ch. Guyot). Mais le Procureur général, après avoir banni le Curé Hadol à 5 lieues de sa paroisse (23 mars), l’autorise à prendre ou à conserver Mirecourt comme résidence (15 mai).

Pâquis, vicaire de Vittel-Saint-Remy (grand ban) dans ses lettres à Scolastique Jacquemin, nièce de son curé Janrard, semble affirmer que M. Hadol se retira bientôt à Maréville ou Nancy. C’est au District de cette ville, vers le 10 septembre, qu’il reçut arrêté de déportation, en même temps que le vicaire Pâquis, et Usunier, curé de They-sous-Montfort. Il parut à Trêves, où Chatrian le rencontra, puis à la fin de l’année, habitait Saint-Ingelbert, du côté de Sarrebruck. Ému de savoir le peuple français dénué de secours religieux, il se résout héroïquement à passer la frontière, s’établit à Nancy, d’où il rayonne aux alentours, sous un déguisement de colporteur.

Trahi par l’étourderie d’un enfant, traîné au tribunal criminel de la Meurthe, il monte à l’échafaud, en place de Grève, le 3 messidor 2 / 21 juin 1794, scellant de son sang la foi et l’unité catholique (Voir Semaine Religieuse de Saint-Dié, 1882, Les Ecclésiastiques de la Meurthe... par le Chanoine E. Mangenot).

Nota.- Les deux frères Alexis et Maximilien Hadol eurent pour neveu M. Hadol, curé de Mattaincourt, mort en 1886.

[La Semaine religieuse du diocèse de Saint-Dié, vendredi 19 mai 1911, 35-20, p. 322-323. Notes d’histoire diocésaine].


Sources structurées

  1. La Semaine religieuse de Saint-Dié 1878
  2. Semaine religieuse du diocèse de Saint-Dié 1911
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « François Maximilien HADOL », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=2068 (consultée le 3 septembre 2026).

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