1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
BERNARDIN (Charles), homme de loi et historien
(Plombières-les-Bains, 26 octobre 1860 - Metz, 4 janvier 1939)
Notaire à Beine (Marne), puis à Épinal, il se retire à Bayonville et se lance dans la politique à l’occasion de l’affaire Dreyfus, dont il prend la défense. Juge de paix à Pont-à-Mousson en 1901, il crée avec Jean Grillon, député de Meurthe-et-Moselle,
le Républicain des Vosges, la Fédération républicaine, une loge maçonnique, un cercle républicain et de multiples sections de la Ligue des Droits de l’homme en Lorraine.
Républicain et laïc convaincu, c’est, dit-on, le premier magistrat qui osa enlever le Christ de la salle de son tribunal. Il reste en fonction à Pont-à-Mousson jusqu’à la fin de la guerre 1914-1918.
Après l’armistice, il devient juge à Bar-sur-Aube, puis à Nancy, et contribue largement à la renaissance de la Franc-maçonnerie dans les provinces recouvrées. Membre des plus grandes instances du Grand Orient de France, il influence fortement la vie politique lorraine de 1919 à sa mort.
Il est l’auteur d’un
Guide pratique pour la recherche de 60 champignons comestibles (Saint-Dié, 1903), de Pont-à-Mousson sous les obus, journal de la vie locale pendant la Grande guerre (1919) et surtout de
Notes pour servir à l’histoire de la Franc-maçonnerie à Nancy jusqu’en 1805.
Bibl. : D.B.F., tome VI, p. 93.
[Pierre Heili].