Député des Vosges (1831-1843). Président du Conseil général des Vosges (1838-1842).
1845 —
Le Département des Vosges / Henri Lepage, Charles Charton
Marie-Stanislas—Hector Bresson, né le 14 février 1794. Après avoir exercé à Remiremont des fonctions dépendant du ministère des finances, il fut nommé maire de cette ville en 1825, député en 1851, intendant civil à Alger en 1856, et directeur-général des forêts en 1838.
C’est en remplissant ces dernières fonctions, avec le zèle et le talent qu’il apporta dans tous les emplois qui lui furent confiés, que M. Bresson mourut en 1843. Sa biographie est insérée dans l’Annuaire de 1844.
[Tome 2, page 152].
1848 —
Biographie vosgienne / François Vuillemin
BRESSON Marie Stanislas Hector.- Né à Darney, le l4 février 1794, occupa d’abord un emploi au ministère des affaires étrangères, puis passa dans celui des finances, qui l’envoya à Remiremont. Il fut nommé maire de cette ville en 1825, et s’acquitta de ces fonctions de manière à mériter l’approbation de tous ses concitoyens : toutes les terres incultes produisirent, les montagnes déboisées furent repeuplées, les établissements de bienfaisance furent améliorés, de nombreux édifices publics s’élevèrent. Quand la révolution de juillet éclata, Bresson résigna immédiatement des fonctions qu’il ne devait pas à l’élection. La ville, pour lui témoigner sa reconnaissance de cet hommage rendu à la révolution de juillet, lui décerna une médaille en or.
Envoyé à la chambre des députés en 1831, par la ville qui l’avait adopté, il se fit remarquer par la facilité de son travail dans les commissions, et par la manière dont il traitait toutes les questions se rattachant à l’administration. Le ministère ne pouvait laisser en dehors des affaires un homme qui pouvait y être d’une si grande utilité, et dès 1836, il le nomma intendant civil à Alger, et en 1838, directeur général des forêts. Les services qu’il a rendus dans chacune de ces positions, dans la dernière surtout, ne sont contestés par personne. Juste autant que bienveillant, il a apporté dans le personnel de l’administration des forêts, bien des modifications, qu’une bonne justice réclamait, et qui resteront ; il a distingué toutes les capacités, reconnu tous les droits, assuré toutes les positions. Les agents qu’il a laissés en mourant garderont longtemps son souvenir.
Mais il ne s’occupait pas seulement de tous les détails de la vaste administration qui lui était confiée, il était très assidu aux séances du parlement, et venait, chaque année, présider le conseil général des Vosges. Il accueillait, avec le plus grand intérêt, tous les hommes de ce département qui venaient réclamer son appui ; les jeunes gens, surtout, étaient reçus avec une bienveillance particulière ; beaucoup lui doivent les positions qu’ils occupent aujourd’hui.
Bresson est mort à Paris, le 13 mai 1843 ; il était officier de la Légion d’Honneur.
1866 —
Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien
BRESSON (Marie-Stanislas-Hector), né à Darney, le 14 février 1794, mort à Paris le 13 mai 1843. Il débuta par un emploi au ministère des affaires étrangères, puis passa aux finances, et fut ensuite envoyé à Remiremont. Élu maire en 1825, il s’occupa activement du repeuplement des montagnes déboisées, des établissements de bienfaisance et embellit la ville de plusieurs monuments.
La ville lui décerna une médaille d’or en 1830, et, un an plus tard, l’envoya à la chambre des députés où il se fit remarquer par son assiduité et son travail facile dans les commissions. Le gouvernement lui confia l’intendance civile à Alger, et, en 1838, la direction générale des forêts.
A tous ces honneurs étaient joints celui d’officier de la Légion d’honneur et membre du conseil général des Vosges, qu’il venait présider chaque année. Marie-Stanislas-Hector Bresson a joui de la plus haute estime, et son nom n’est prononcé qu’avec le plus grand respect.
1881 —
Voyages dans les Vosges / Charles Chapiat
BRESSON Stanislas.- Neveu du précédent [François Léopold BRESSON], né à Darney en 1794 ; député en 1831 ; intendant civil de l’Algérie en 1836 ; enfin, directeur général des eaux et forêts : il aima de rendre service à tous.
1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
BRESSON (Marie Stanislas Hector).- Né à Darney le 14 février 1794, débuta au ministère des Affaires Étrangères par la protection de son oncle, puis devint quelques années plus tard entreposeur des tabacs à Remiremont. Maire de Remiremont en 1825, il fut élu en 1831 député des Vosges et se fit remarquer dans les travaux parlementaires.
Intendant civil des possessions françaises en Afrique, à Alger, en 1836 ; officier de la Légion d’honneur en 1837 ; directeur des forêts, de novembre 1838 à juin 1839, puis directeur-général des forêts de mars 1840 à sa mort, il conserva néanmoins jusqu’au bout son mandat de député, réélu en mai 1834, en novembre 1837, en mars 1839 et en juillet 1842 ; quant à son siège de conseiller général des Vosges pour le canton de Remiremont, il ne le résigna qu’en 1836, pour devenir conseiller général du canton de Ramonchamp (aujourd’hui le Thillot); il fut même pendant plusieurs années président du Conseil général.
Hector Bresson est mort à Paris le 13 mai 1843, à un âge où les plus hautes fonctions l’attendaient. Il est inhumé au cimetière Montmartre.
Son fils, Amable Bresson, né à Remiremont le 19 août 1820, a été auditeur au Conseil d’État, conseiller référendaire à la Cour des Comptes, et receveur particulier des finances à Remiremont du 20 août 1854 au 21 avril 1879. Il est mort à Remiremont, le 27 avril 1887.
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
BRESSON (Marie Stanislas Hector), maire de Remiremont, député des Vosges
(Darney, 14 février 1794 - Paris, 13 mai 1843)
Il débute au ministère des affaires étrangères, puis devient entreposeur des tabacs à Remiremont. Maire de cette ville en 1825, il accueille le 10 septembre 1828, la duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI, alors en cure à Plombières et inaugure en son honneur la fontaine dite des Dauphins. Il dote la ville de nombreuses autres fontaines et repense entièrement le réseau d’adduction d’eau. Démissionnaire de son poste de maire en 1830 pour raison d’incompatibilité avec ses fonctions dans l’administration des finances, il est élu un an plus tard à la chambre des députés où il siégera jusqu’à sa mort.
Il remplit un second mandat comme maire de Remiremont de 1834 à 1836, puis il est nommé intendant civil des possessions françaises en Algérie. Il déploie dans cette fonction de hautes qualités administratives, et son souvenir sera conservé longtemps à Alger où une place publique fut baptisée en 1840 en son honneur. De retour dans la métropole, il devient directeur, puis directeur général des Eaux et Forêts de mars 1840 à sa mort.
Parallèlement à ses multiples activités, Stanislas Bresson mène encore une carrière de conseiller général des Vosges qui débute en 1832 pour se poursuivre en 1833 par une élection pour le canton de Remiremont. En 1836, il est élu par le canton de Ramonchamp et de 1838 à 1842, il préside le conseil général.
En 1839, il publie à Épinal un
Rapport sur la jonction de la Saône à la Meuse et à la Moselle, dans lequel il imagine non seulement un canal qui aurait remonté la Moselle jusqu’à Saint-Maurice, mais encore une ligne de chemin de fer qui de ce point aurait franchi le col de Bussang vers Thann. De ce fait, il peut être considéré comme le précurseur des multiples projets de percée des Vosges. Il est inhumé au cimetière Montmartre à Paris.
Son fils,
Amable Bresson (Remiremont, 19 août 1820 - Remiremont, 27 avril 1887) a été auditeur au Conseil d’État, conseiller référendaire à la Cour des Comptes et receveur des finances à Remiremont de 1854 à 1879.
Bibl. : Bouvier, p. 365.
Courtin-Schmidt (Ch.).-
La Dynastie de Bresson, in
La Liberté de l’Est, 1er octobre 1960.
[Pierre Heili].