1848 —
Biographie vosgienne / François Vuillemin
HAXO François.- Député des Vosges au corps législatif, né à Épinal, embrassa la carrière du barreau, et s’y fit promptement remarquer par sa haute intelligence et la franchise de son caractère. En 1790, ses concitoyens le portèrent, à l’unanimité, à la présidence du tribunal du district de Saint-Dié, et il fut appelé, en l’an IV, à la présidence du tribunal civil d’Épinal. Ses vastes connaissances comme jurisconsulte, et la sévère impartialité dont il avait fait preuve depuis son entrée dans la magistrature, attirèrent sur lui l’attention du collège électoral des Vosges, qui, en 1802, le présenta comme candidat au corps législatif, choix qui fut ratifié par un acte du sénat conservateur. Il siégea au corps législatif pendant cinq années consécutives, c’est-à-dire jusqu’en 1807, prenant la part la plus active aux travaux de cette assemblée, notamment à la discussion du Code civil, du Code de procédure civile, de la loi portant institution de la Légion d’honneur, etc.
En 1807, il cessa de faire partie du corps législatif, mais le collège électoral des Vosges l’y rappela de nouveau en 1808, et il en fit partie jusqu’au moment de sa mort, arrivée le 12 février 1810. Un de ses collègues, M. Cherrier, monta à la tribune et paya, à sa mémoire, un juste tribut de regrets : M. Haxo, notre collègue, dit-il, est mort le 12 de ce mois, à la suite d’une maladie longue et douloureuse. J’étais son compatriote et son ami ; ceux de mes collègues qui l’ont connu comme moi, savent combien ses moeurs étaient douces et sa société aimable ; ils partageront mes justes regrets. Mais je ne viens pas seulement exprimer au nom de l’amitié mes sentiments personnels, je parais à la tribune au nom du département des Vosges ; M. Haxo y a exercé pendant près de 50 ans des fonctions publiques, et tous les souvenirs honorables s’attachent à sa mémoire. Constamment porté aux premières magistratures par le voeu unanime de ses concitoyens, ils n’ont éprouvé d’autres regrets que de ne pouvoir lui donner des témoignages plus éminents de leur confiance.
Le corps législatif ordonna l’insertion du discours de M. Cherrier au procès-verbal.
Haxo était le frère du général Haxo, tué en Vendée.
1866 —
Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien
HAXO (François), député des Vosges au corps législatif, né à Saint-Dié en 1740, embrassa la carrière du barreau, et s’y fit promptement remarquer par sa haute intelligence et la franchise de son caractère. En 1790, ses concitoyens le portèrent à l’unanimité, à la présidence du tribunal du district de Saint-Dié, et il fut appelé, en l’an 4, à la présidence du tribunal civil d’Épinal. Ses vastes connaissances comme jurisconsulte, et la sévère impartialité dont il avait fait preuve depuis son entrée dans la magistrature, attirèrent sur lui l’attention du collège électoral des Vosges, qui, en 1802, le présenta comme candidat au corps législatif, choix qui fut ratifié par un acte du sénat conservateur. Il siégea au corps législatif jusqu’en 1807, prenant la part la plus active à la discussion du code civil, du code de procédure civile, de la loi portant l’institution de la Légion d’honneur, etc.
En 1807, il cessa de faire partie du corps législatif, mais le collège électoral des Vosges l’y rappela de nouveau en 1808, et il en fit partie jusqu’au moment de sa mort, arrivée à Saint-Dié le 12 février 1810. Un de ses collègues, M. Cherrier, monta à la tribune et paya, à sa mémoire, un juste tribut de regrets.
M. Haxo, notre collègue, dit-il, est mort le 12 de ce mois , à la suite d’une maladie longue et douloureuse. J’étais son compatriote et son ami ; ceux de mes collègues qui l’ont connu comme moi, savent combien ses mœurs étaient douces et sa société aimable ; ils partageront mes justes regrets. Mais je ne viens pas seulement exprimer au nom de l’amitié mes sentiments personnels, je parais à la tribune au nom du département des Vosges ; M. Haxo y a exercé pendant près de cinquante ans des fonctions publiques, et tous les souvenirs honorables s’attachent à sa mémoire. Constamment porté aux premières magistratures par le vœu unanime de ses concitoyens, ils n’ont éprouvé d’autres regrets que de ne pouvoir lui donner des témoignages plus éminents de leur confiance.
Le corps législatif ordonna l’insertion du discours de M. Cherrier au procès-verbal. François Haxo était le frère du général Haxo, tué en Vendée.
1881 —
Voyages dans les Vosges / Charles Chapiat
HAXO François.- Député, [frère du général Nicolas HAXO], né en 1740, fut, en 1790, président du tribunal de Saint-Dié, puis de celui d’Épinal.
Député des Vosges au Corps législatif, de 1802 à 1807, il prit la part la plus active aux travaux de cette assemblée, et notamment à la discussion du Code civil.
Réélu député en 1808, il mourut en 1810, cassé de vieillesse et de travaux.