Charles Gabriel DIDELOT

[ Mirecourt (88) , 04/09/ 1730 – Sélestat (67) , 10/05/ 1794 ]

médecin

Biographie vosgienne

1866 — Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien

DIDELOT (Charles-Gabriel), maître en chirurgie, docteur en médecine, membre correspondant des sociétés royales et patriotiques de Suède et de Hesse-Hombourg, des sociétés royales de chirurgie et de médecine de Paris, de la faculté de médecine de Besançon et du collège de chirurgie de Nancy, professeur d’accouchement, à Remiremont, né à Mirecourt et décédé à Schlestadt le 10 mai 1794, victime de son dévouement à soigner des militaires attaqués du typhus à l’hôpital de cette ville.

On doit à ce savant et modeste apôtre de l’humanité, un grand nombre de bons ouvrages qui attestent qu’il unissait aux talents de l’observateur celui du praticien expérimenté.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

DIDELOT (Gabriel-Charles) , médecin

Mirecourt, 4 septembre 1730 - Sélestat, 10 mai 1794

Il exerce successivement la médecine à Épinal en 1754 et à Bruyères de 1756 à 1775. De sa plume sortent plusieurs ouvrages de vulgarisation médicale tels qu’un Avis aux gens des campagnes ou Traité des maladies les plus communes (1772) et une Description topographique et médicale des montagnes de la Vôge (1777). Il étudie dans une Lettre publiée en 1771 une maladie bilieuse qui a régné à Bruyères et dans les villages voisins... Mais son principal mérite est d’avoir fait paraître à Nancy en 1770 le premier en date des traités d’obstétrique lorrains sous le titre d’Instructions pour les sages-femmes ou méthode assurée pour aider les femmes dans les accouchements naturels et laborieux. Fruit d’une longue expérience de praticien, c’est une excellente vulgarisation des connaissances de l’époque et une contribution non négligeable au recul de la mortalité périnatale. Installé à Remiremont à partir de 1777, Didelot publie encore un Avis aux personnes qui font usage des eaux minérales de Plombières (1182). Il cumule titres et emplois : premier chirurgien de Stanislas, chirurgien du prince de Salm-Salm, correspondant de l’Académie de chirurgie de Paris et du Collège de chirurgie de Nancy, membre des sociétés royales de Hesse-Hombourg et de Suède (11 avril 1777), chirurgien juré aux rapports des ville et prévôté de Bruyères, professeur en l’art obstétrical et médecin stipendié de la ville de Remiremont.

On l’appelait le Tissot des Vosges. Des collègues jaloux lui suscitèrent au Parlement de Nancy une affaire assez grave à propos des soins qu’il avait donnés à un blessé de La Bresse.

A Bruyères, il prit la direction d’une entreprise de papiers de tapisserie et de baguettes dorées et moulées pour encadrements. Cette entreprise, montée par les principaux propriétaires de Bruyères (Guyot, de Chéron, Crévecoeur, Stourme) existait déjà avant 1762. En 1774, il y eut procès entre le directeur et les autres actionnaires.

En 1794,la ville de Remiremont pétitionne en sa faveur, pour le conserver, lorsque le ministre de la guerre l’obligea à se rendre à l’armée du Rhin pour un service sanitaire. Il décède à Sélestat victime de son dévouement à soigner des militaires atteints du typhus à l’hôpital de cette ville.


Bibl. : Didelot (abbé).- Les saints - Le chapitre - La Révolution, 1887, p. 453-454, note des éditeurs.
Hacquin (Dr F.).- Histoire de l’art des accouchements en Lorraine, 1979, p. 115-119.


[Pierre Heili].

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