Député des Vosges (1815).
1866 —
Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien
ROUYER (François-Firmin), naquit à Vouxey, canton de Châtenois, le 30 juin 1760.
Après avoir fait son droit à Nancy, il y fut reçu avocat en 1780. Son père était subdélégué de l’intendance de Lorraine à Neufchâteau ; il le remplaça à sa mort, en 1789. Il fut nommé lieutenant de la maîtrise des eaux et forêts, juge de paix du canton, président du district de l’arrondissement. Électeur de son département, il fut nommé député suppléant à différentes assemblées législatives, toujours en exerçant ses fonctions forestières. En 1813, il partit à la tête de ses gardes, pour aller défendre avec les habitants des Vosges, les montagnes et les défilés du département, menacé d’être envahi par les troupes alliées, auxquelles la Suisse avait livré passage.
Il se trouva à l’affaire d’Épinal, à laquelle la petite armée française, composée d’un régiment de la Jeune Garde, d’un régiment de dragons, de la gendarmerie du département, et du corps forestier, fut obligée de céder à des forces infiniment supérieures, qui firent plusieurs prisonniers, au nombre desquels se trouva le préfet du département. En 1814, les Bavarois, qui occupaient les Vosges, le destituèrent de ses fonctions, ayant refusé de leur prêter serment de fidélité. Menacé d’être arrêté, il se retira dans une forge au milieu des bois. Nommé, en 1815, par le Gouvernement français, pour former et commander le premier corps franc du département, il se livra à cette opération avec tout le zèle possible. Comme député, il eut pour ami le président Lanjuinais.
Le 10 juin, nommé chevalier de la Légion d’honneur, il cessa d’en porter la décoration en exé cution d’une ordonnance royale. Aussitôt après la dissolution de la Chambre, Rouyer revint dans ses foyers, où il continua de remplir ses fonctions d’inspecteur ; mais il ne tarda pas à être remplacé. Alors il demanda sa retraite, à laquelle 33 ans de services consécutifs lui donnaient des droits ; il l’obtint seulement le 15 juillet 1818. A cette époque, il se retira à sa campagne, près de Neufchâteau, où il s’occupa d’agriculture. Il se montra pendant toute sa vie partisan fidèle de l’égalité des droits et du régime constitutionnel, avec un grand amour pour la patrie.
1881 —
Voyages dans les Vosges / Charles Chapiat
ROUYER.- Vouxey [est la] patrie des trois frères ROUYER :
- François Firmin, avocat, député, commandant des corps francs des Vosges ;
- Nicolas François, chevalier de Malte, secrétaire d’ambassade, né tous deux en 1760 ;
- Marie François, baron, général de division, né en 1765.
1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
ROUYER (François Firmin).- Né à Vouxey le 30 juin 1760, il devint avocat en 1780 à Neufchâteau, où son père était subdélégué de l’intendance de Lorraine.
Il fut ensuite lieutenant de la maîtrise des eaux et forêts. A la Révolution, il fut d’abord élu juge de paix du canton de Vouxey, puis président, du district de Neufchâteau. Sous l’Empire, il devint inspecteur des forêts, et lors de l’invasion de 1814, il organisa avec les gardes-forestiers un corps franc qui chercha à défendre les défilés des Vosges, et prit part au combat d’Épinal. Destitué par la Restauration, il organisa de nouveau en 1815, le premier corps-franc des Vosges.
Élu député des Vosges à la Chambre des Représentants, en mai 1815, il y siégea peu et fut décoré de la Légion d’honneur le 10 juin. Retraité, comme inspecteur des forêts, le 15 juillet 1818, il se retira à Neufchâteau, où il mourut.
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
ROUYER (François-Firmin), inspecteur des forêts, législateur
Vouxey, 30 juin 1760 – Neufchâteau, 13 février 1834
Fils de Claude-François Rouyer, avocat à la cour, prévôt du marquisat de Rionville et Vouxey et de la baronnie du Châtelet, et de Marie-Anne Goufot, il est avocat au parlement le 30 avril 1783, lieutenant de la maîtrise des Eaux et Forêts établie en la ville de Neufchâteau. A la mort de son père en 1789, il lui succède dans les fonctions de subdélégué de l’intendance de Lorraine.
Ayant embrassé les idées révolutionnaires, ses concitoyens le choisissent comme juge de paix du canton, puis président du district. En 1794, il est mis en demeure par le représentant en mission Foussedoire de choisir entre ses deux fonctions. Il opte alors pour rester juge de paix.
Sous l’Empire, il devient inspecteur des forêts. Au moment de l’invasion de 1814, il part à la tête de ses gardes forestiers pour défendre les défilés des Vosges, assiste au combat d’Epinal, se bat contre les Bavarois et finit par se cacher dans une forge abandonnée au milieu des bois.
Après avoir été destitué sous la première Restauration, il reçoit, en 1815, l’ordre de former et commander le premier corps franc du département des Vosges. C’est peu de temps après qu’il est élu à la chambre des Cent-jours. Il est un des rares députés qui, le 8 juillet 1815, trouvant les portes de l’assemblée closes, se réunirent néanmoins chez le président Lanjuinais. Retraité des Eaux et Forêts en 1818, il rentre dans la vie privée à Neufchâteau.
Bibl. : Bouvier, p. 506–507.
Robinet, Robert, Le Chaplain.- Dictionnaire historique et biographique de la Révolution et de l’Empire.- Paris : 1898, 2 vol., tome II, p. 715.
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Albert Ronsin
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