Jean Paul GARNIER

[ Épinal (88) , 16/11/ 1801 – Paris (75) , 14/02/ 1869 ]

horloger

Chevalier de la Légion d’Honneur (1860).

Biographie vosgienne

1881 — Voyages dans les Vosges / Charles Chapiat

GARNIER.- Ingénieur. [Né à Épinal], 1801-1871.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

GARNIER (Paul), horloger mécanicien, inventeur

Épinal, 1801 - Paris, 1870


Né à Épinal, c’est dans cette ville qu’il entre en apprentissage dans une imprimerie d’images, puis passe chez un serrurier, enfin chez un horloger. Il travaille à Luxeuil puis à Paris dans les ateliers d’horlogerie Lépine. Cinq ans plus tard, il s’installe à son compte.

Il est l’inventeur d’un échappement libre à remontoir (1826), d’un régulateur de précision (qui lui vaut une médaille d’argent à l’exposition de l’industrie en 1827), du sphygmomètre, qui traduit à l’oeil le mouvement artériel du sang (1829). Il met au point des horloges de voyage à bon marché (1830), un nouveau chronomètre pour la marine (1839), un compteur de révolutions qui porte son nom (1842), un indicateur du travail effectué par les machines à vapeur (1843), un appareil pour indiquer l’heure exacte du passage des trains en un point fixe de la voie (1844), un appareil télégraphique (1845), un système d’horloges électriques (1847). Membre de la Société des Ingénieurs civils, il est dans le jury de l’exposition universelle d’horlogerie de Besançon. Il était chevalier de la Légion d’honneur.


Bibl. : Le Moyne (G.).- Notice nécrologique sur Paul Garnier, in Annales Société d’Émulation des Vosges, 1871, p. 160-170.
Dictionnaire de biographie française, publié sous la dir. de M. Prévot, Roman d’Amat, H. Tribout de Morambert, Paris : Letouzey (lettres A-H parues de 1928 à 1989), tome XV, col. 518.


[ Albert Ronsin ]

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