Nicolas Thérèse CARANT

[ Lamarche (88) , 03/08/ 1751 – Paris (75) , 18/12/ 1811 ]

avocat , magistrat

Député des Vosges (1791-1792).

Biographie vosgienne

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

CARANT (Nicolas-Thérèse).- Né à Lamarche le 3 août 1751, il était avocat et procureur du roi au bailliage de Bassigny, lorsque survint la Révolution.

Maire de Lamarche le 10 février 1790 ; procureur-syndic du district de Lamarche le 8 juin 1790 ; il fut élu député des Vosges à l’Assemblée Législative, le 2e sur 8, par 225 voix, le 31 août 1791. Après la clôture de la session, il ne fut pas réélu à la Convention, redevint procureur-syndic de son district, et fut destitué en 1794 par le représentant en mission Balthazard Faure. En 1795, il devint président de l’administration municipale du canton de Lamarche ; puis on perd sa trace.

Un Carant, né à Lamarche, fut nommé le 28 septembre 1807, conseiller référendaire de 2e classe à la Cour des Comptes et mourut à Paris le 18 décembre 1811. Mais était-ce bien Garant, l’ancien député vosgien ?

 

Note : L’incendie des archives de la Cour des Comptes, en 1871, ne nous a pas permis de vérifier s’il y avait identité entre ces deux Carant.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

CARANT (Nicolas-Thérèse), député
(Lamarche, 3 août 1751 - Neufchâteau, 21 juillet 1808)

Avocat et procureur du roi au bailliage de Bassigny, il est nommé en 1789 procureur-syndic du district de Lamarche, puis maire de cette ville en 1790. Le 31 août 1791, il est envoyé par les Vosges pour siéger à l’assemblée législative. A l’expiration de son mandat en 1792, il ne se représente pas.

Sous la Terreur, il est accusé d’avoir fait des démarches en faveur de madame de Neuilly, émigrée. Il est alors décrété d’arrestation par le Comité de Sûreté générale et emprisonné à Paris. La chute de Robespierre le sauve ; il revient alors dans les Vosges et est nommé président de l’administration cantonale de Lamarche.

En 1801, il est un de ceux qui réveillent l’ancienne loge du Roi Stanislas, devenue loge La Paix, à l’Orient de Neufchâteau. En 1802, il est secrétaire de la loge et en 1804, orateur. Il avait alors repris sa fonction d’avocat.


Bibl. : Bossu (Jean).- Les Derniers jours de Carant, in Les Cahiers haut-marnais, 1951, p. 178-179.


[Pierre Heili].

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