Alcide MAROT

[ Sauville (88), 11/03/1862 – Nijon (52), 20/11/1927 ]

écrivain

Auteur vosgien Biographie vosgienne

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

MAROT (Alcide), homme de lettres
Sauville, 11 mars 1862 – Nijon, décembre 1927


Alcide Marot suit tout d’abord les cours qui lui sont donnés par le curé de Nijon, puis pas ses professeurs du séminaire de Langres. Il effectue son service militaire au 42ème régiment de ligne de Belfort. Il se fixe ensuite à Nijon où il réside jusqu’à la fin de son existence.

Durant plusieurs années, il rédige des poésies et devient l’ami de Maurice Barrès qui lui rend souvent visite. Ce dernier préface son premier livre qui paraît à Nancy en 1909 sous le titre Alouettes et Alérions. Il y chante l’épopée gauloise et lorraine et les joies de nos campagnes. Son second recueil paraît en 1914 aux éditions du Temps présent sous le titre Monjoie. Il publie ensuite des romans historiques et notamment Le chasseur de La Mothe, édité à Epinal peu de temps avant sa disparition.

Son Essai d’histoire des villages du canton de Bourmont, publié à Neufchâteau en 1925 est assez intéressant. En 1933 enfin, Dix poésies en patois du Bassigny lorrain voient le jour en édition posthume, conjointement avec une pièce en prose intitulée Une servante d’autrefois, qui est un modèle de bonhomie et de science folklorique. Cette édition est l’œuvre d’Elvire, son épouse, qui s’était unie à lui en 1895.

Alcide Marot dessinait aussi bien qu’il écrivait. Ses manuscrits illustrés à l’encre de Chine sont de petits chefs d’œuvre. Il avait un réel talent d’enlumineur. Titulaire des Jeux floraux et de nombreux autres prix, il a été également un des premiers collaborateurs du Pays lorrain, avec Charles Sadoul et René Perrout. C’est à lui que l’ancienne ville de La Mothe, détruite au XVIIème siècle, doit sa restauration et sa transformation en lieu de pèlerinage lorrain.


Bibl. : Le Pays Lorrain. Tous les numéros parus avant 1925.
Richoux (P.).- Alcide Marot, in Bulletin trimestriel de la Société d’Emulation des Vosges, janvier 1928, p. 51 et 52.


[Georges Poull]

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