Grand Croix de la Légion d’Honneur (1845).
Notices documentaires
1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
JACQUEMINOT (Jean-François, vicomte).- Le général Jacqueminot est né à Nancy le 23 mai 1787. Sous-lieutenant de cavalerie au 16e dragons, fort jeune, il prit part à toutes les guerres de l’Empire, soit avec le 16e dragons, soit comme aide de camp du maréchal Oudinot, et il était déjà, le 30 avril 1815, colonel du 5e lanciers, baron et officier de la Légion d’honneur. Après la Restauration, mis en demi-solde, il se voua à l’industrie et se fixa dans les Vosges et la Meuse.
En avril 1828, il fut élu député des Vosges et siégea parmi les libéraux ; il fut l’un des 221 qui blâmèrent Charles X et amenèrent la dissolution de la Chambre. Réélu député des Vosges en juin 1830, il fut après la Révolution de Juillet, le 27 décembre 1830, nommé colonel chef d’état-major général des gardes nationales de la Seine, puis promu maréchal de camp (général de brigade), le 20 mars 1831, et commandeur de la Légion d’honneur. Il fut encore réélu député des Vosges en juillet 1831 par l’arrondissement d’Épinal, mais en juin 1834, nommé général commandant supérieur des gardes nationales de la Seine, il se présenta aux suffrages des électeurs de Paris et fut élu député par le 1er arrondissement de la capitale. Le 20 août 1838, il fut promu lieutenant-général. Il fut réélu député de Paris en novembre 1837, en mars 1839 et en juillet 1842 et fut vice-président de la Chambre des députés.
Nommé pair de France en 1845, il resta à la tête de la garde nationale parisienne jusqu’en 1848, et fut nommé grand officier de la Légion d’honneur.
Fils d’un sénateur du premier Empire, créé comte de Ham, son frère, Jean-Baptiste François, né à Nancy, le 3 octobre 1781, fut conseiller d’État et aussi pair de France ; il est mort le 10 juin 1861.
Le lieutenant-général Jacqueminot est mort le 3 mars 1865.
[
Félix BOUVIER
, Biographie générale vosgienne ]
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
JACQUEMINOT (Jean-François, vicomte de Ham), général, député des Vosges, pair de France
Nancy, 23 mai 1787 - Meudon (Seine et Oise),3 mars 1865
Fils d’un avocat de Nancy devenu sénateur de l’Empire et inhumé au Panthéon en 1813, Jean-François Jacqueminot entre à l’École militaire en 1803. Sous-lieutenant à Austerlitz, capitaine à Iéna, colonel à Essling, il est présent à Wagram, au passage de la Bérézina. A Waterloo, il commande un régiment de lanciers.
Il se retire à Bar-le-Duc, y fonde une filature où il emploie de vieux soldats. Élu député des Vosges le 21 août 1828, il se range parmi les libéraux, vote l’adresse des 221, est réélu en 1830 et comme secrétaire de la Chambre des députés contribue au départ en exil de Charles X. Partisan de Louis-Philippe, il remplace La Fayette au poste de chef d’état-major de la garde nationale de Paris le 21 décembre 1830 et reçoit le grade de maréchal de camp le 20 mars 1831. Le 5 juillet 1831, il est réélu député des Vosges.
En juin 1834, promu général commandant supérieur des gardes nationales de la Seine, il se fait réélire député à Paris. Le 7 juin 1846, il est nommé pair de France. Il conserve ses fonctions à la tête de la garde nationale jusqu’à la révolution de 1848 où son rôle est contesté par les hommes de la garde. Son hôtel est pillé. Il est mis à la retraite en avril 1848.
Il était grand croix de la Légion d’honneur.
Son frère Jean Baptiste (Nancy 1781 -Paris 1861), intendant militaire fut conseiller d’état et également pair de France.
Bibl. : Robert.- Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889, p. 391-392.
Bouvier.- Biographie générale vosgienne, p. 442-443.
[
Albert RONSIN
, Les Vosgiens célèbres ]
2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
JACQUEMINOT Jean (François)
(23 mai 1787, Nancy, Meurthe-et-Moselle - 3 mars 1865, Meudon, Seine-et-Oise)
• Député des Vosges 1828 à 1834
• Député de Paris de 1834 à 1842
• Militaire
Jean Jacqueminot, vicomte de Ham, est le fils de Jean Ignace Jacqueminot, député, membre du Sénat et de dame Marie-Claire Dumaire. Son père, fidèle à l'empereur, fut inhumé par Napoléon au Panthéon. Entré à l’École militaire en 1803, Jean Jacqueminot sort sous-lieutenant de dragons et se distingue à Austerlitz. Chevalier de la Légion d'honneur a Iéna, il passe capitaine à l’état-major d’Oudinot dont il devient bientôt l'aide-de-camp. Colonel, blessé à Essling, il assiste à la bataille de Wagram et fait la campagne de Russie. Après avoir couvert héroïquement le passage de la Bérézina, il est nommé officier de la Légion d'honneur.
La première Restauration le met en non-activité. Mais au retour de Ile d'Elbe, le colonel Jacqueminot reçoit le commandement d'un régiment de lanciers. A la suite de Waterloo, il reconduit la brigade de Wathier à Murat, et brise son épée pour ne pas assister au licenciement de l'armée. Enfermé pendant un mois à l'abbaye, Jean Jacqueminot se retire ensuite en terre meusienne à Bar-le-Duc, où il fonde une filature dans laquelle les vieux soldats de la République de l’Empire trouvent un emploi.
Élu le 21 août 1828 au collège de département, député des Vosges, le vicomte de Ham réitère son succès en 1830 en demandant le renvoi des gardes-suisses et devient secrétaire de la Chambre. Aux journées de Juillet, il combine avec le général Pajol l'expédition de Rambouillet qui force Charles X à quitter la France. Partisan de la nouvelle monarchie, il est nommé, après le retrait de La Fayette, maréchal-de-camp et chef d'état-major de la garde nationale parisienne. Successivement élu député dans le premier collège des Vosges, le 5 juillet 1831, le 21 juin 1834 dans le premier arrondissement de Paris, puis en 1837, 1839, 1842, il devient vice-président de la Chambre. Lors des événements de février 1848, Jean Jacqueminot ne sait point tirer parti des gardes nationaux qui, mécontents, empêchent l'action des troupes de ligne. Son hôtel est pillé et une quantité considérable de bons du Trésor lui appartenant disparaît. Mis a la retraite en avril 1848, l'ex-député est rétabli l'année suivante dans ses droits par un décret de l’Assemblée législative. En revanche, fidèle à la monarchie déchue, il reste éloigné des affaires publiques.
L’empire l’a créé baron et Louis Philippe, vicomte. Jean Jacqueminot s‘éteint à Meudon le 3 mars 1865.
[
Bertrand MUNIER
, Le Grand livre des élus vosgiens ]