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Hubert CURIEN

[ Cornimont (88) , 30/10/1924 – Loury (45) , 06/02/2005 (80 ans) ]

physicien , ministre , professeur à la Sorbonne

Auteur vosgien Biographie vosgienne Sur Wikipédia ↗

Biographie

1924
Naissance à Cornimont le 30 octobre. Robert, son père, est receveur municipal, sa mère, Berthe Girot, directrice d’école.
Études au collège de Remiremont, au lycée d’Épinal, puis au lycée Saint-Louis à Paris.
1944
Il rejoint le maquis de la Piquante-Pierre.
1945
Il intègre Normale Sup, se spécialise dans la cristallographie, la physique des corps solides et la minéralogie. Agrégé de sciences, docteur ès sciences.
1951
Hubert Curien est maître de conférences à la Faculté des Sciences de Paris.
1956
Il est professeur à la Faculté des sciences de Paris (Université Pierre et Marie Curie).
1966
Entré au Centre National de la Recherche scientifique (CNRS) en 1966, il en devient le directeur général de 1969 à 1973. Puis à la présidence du Centre européen de recherche nucléaire (CERN).
1976 - 1984
Il est président du Centre national d’Études spatiales (CNES). Il préside au premier lancement d’Ariane depuis Kourou en 1979, à son vol de qualification en 1981 et à son premier vol commercial en octobre 1983. De 1981 à 1984, tout en dirigeant le CNES, il est également président de l’Agence spatiale européenne.
1984 - 1986
Il se voit confier par Laurent Fabius le portefeuille du Ministère de la Recherche et de la Technologie. Il fut reconduit aux fonctions de ministre de la Recherche et de l’Espace en 1988 et en 1993.
1994
Il prend sa retraite d’enseignant.
2001
Hubert Curien est élu Président de l’Académie des Sciences (2001-2003). Il fait son entrée dans le Petit Larousse illustré.
2005
Il s’éteint le 6 février, dans sa maison de Loury (Loiret).
Voir interview 2001.
2007
Le 20 janvier, le nom d’Hubert Curien est donné au collège de Cornimont. L’École d’ingénieurs de Bourges, l’IUT de commerce d’Épinal, l’amphithéâtre de la Villa Pasteur à Paris et une rue d’Orléans portent également le nom du célèbre chercheur.

Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

CURIEN Hubert
(30 octobre 1924, Cornimont)

• Ministre de la Recherche et de la Technologie de 1984 à 1986 et de 1988 à 1992.
• Ministre délégué auprès du ministre d’État à l’Éducation nationale, à la Recherche et aux Sports, chargé de la Recherche, du 12 mai au 27 juin 1988.
• Ministre de la Recherche et de l’Espace de 1992 à 1993.
• Marié, trois enfants.

Ce grand commis de la recherche, spécialiste de la cristallographie et de la physique des corps solides, met en valeur à son ministère, dès sa nomination en 1984, ses qualités de négociateur infatigable et de fin stratège. Accentuant les actions en faveur de la recherche dans le secteur industriel, Hubert Curien contribue à la création de l’Europe technologique à travers les projets communautaires Eurêka et Esprit. Dans le domaine de la collaboration européenne spatiale, il tente en vain de convaincre ses partenaires de la nécessité de concrétiser le projet de la navette Hermès, mais parvient à réaliser le développement du lanceur Ariane 5.

Il est nommé président du conseil scientifique de défense par le ministre de la Défense André Giraud, après mars 1986, ce qui ne l’empêche pas de diriger le comité de soutien à François Mitterrand dans la campagne présidentielle. En mai 1988, il redevient ministre de la Recherche et de la Technologie (gouvernement Rocard) et de 1992 à 1993, ministre de la Recherche et de l’Espace. Ainsi prend fin, lors de la seconde cohabitation, la carrière élyséenne du ministre Curien, originaire de Cornimont dans les Vosges. En effet, ce Counehet bon teint voit le jour le 30 octobre 1924, de l’union de Robert Curien et de Berthe Girot. Ses études le mènent tour à tour, au collège romarimontain Jules-Méline, au lycée d’Épinal, puis au lycée parisien Saint-Louis et à l’École normale supérieure.

La carrière d’Hubert Curien commence dès son entrée au sein de cette prestigieuse école, où l’influence d’enseignants de valeur lui donne le goût des sciences. Mais la forte personnalité du directeur du laboratoire de physique d’Ulm, Yves Rocard, père du futur Premier ministre, oriente le jeune Hubert vers la cristallographie. Toutefois, la Seconde Guerre mondiale va faire de nombreux ravages. Profondément humain, ayant le sens du devoir, Hubert Curien revient dans les Vosges en 1944, et s’engage dans la Résistance au maquis de la Piquante-Pierre.

Devenu agrégé des sciences, docteur ès sciences, Hubert Curien officie au titre de maître de conférences, puis professeur à la faculté des sciences de Paris. Dès lors, rien n'arrêtera la marche tranquille mais obstinée du jeune agrégé de physique vers les sommets. Son long parcours professionnel le conduit à de nombreuses présidences et directions, dont celles du Centre national de la Recherche scientifique (CNRS), du Centre national d'Etudes spatiales (CNES), de l'Ecole Chimie, Physique, Electronique (CPE) de Lyon, de l'Académie des Sciences , de la Fondation de France.

Membre émérite de l'Académie des Technologies, grand officier de la Légion d'honneur,commandeur de l'Ordre national du Mérite, commandeur des Palmes académiques, le ministre vosgien est marié depuis le 20 décembre 1949 à Anne-Perrine Dumézil, fille de l’académicien Georges Dumézil, et père de trois enfants, Nicolas, Christophe et Pierre-Louis. Il est également le frère de Gilles Curien, de deux ans son aîné, ambassadeur de France et ancien directeur adjoint du cabinet de Maurice Couve de Murville et chef du cabinet de Yvon Bourges.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

Sources structurées

  1. Le Grand livre des élus vosgiens 2003 — Bertrand MUNIER

Bibliographie


Bibliographie : Essais ( 8 ) · Préfaces ( 2 )

Essais ↑ haut

Étude des ondes élastiques dans le réseau cubique centré du fer ( 1952 )
1. Paris : Masson, 1952.- P. 195-272, ill.- Thèses de la Faculté des Sciences de l’Université de Paris.
Un aspect pratique de l’étude de l’agitation thermique dans les cristaux, le calcul du spectre des vibrations ( 1954 )
1. Paris : Masson, 1954.- P. 236-256, ill.
L’Arrangement des atomes dans les corps solides ( 1961 )
1. Paris : Palais de la découverte, 1961.- 18 cm, 23 p., ill.
L’Espace, une nouvelle frontière, habiter l’espace ? ( 1987 )
1. Paris : ADEMAST, 1987.- 21 cm, 170 p.- ISBN : 2-9500400-1-2.
Ouvrage collectif, avec Marie-Christine SIMON, Hubert CURIEN, Philippe WALDTEUFEL, Isabelle SOURBES.
L’Évaluation économique de la recherche et du changement technique / Groupe de recherche en économie industrielle ( 1991 )
1. Paris : éd. du CNRS, 1991.- 24 cm, 412 p., ill.- ISBN : 2-222-04577-0.
Avec Jacques DE BANDT, Dominique FORAY, Hubert CURIEN.
La Politique de l’information scientifique et technique (Ministère de la recherche et de la technologie, 1988-1992) ( 1991 )
1. Paris : Ministère de la recherche et de la technologie, 28 février 1991.- 30 cm, 29 p.
Le Régime de Vichy et les Français ( 1992 )
1. Paris : Fayard, 1992.- 24 cm, 788 p.- (Pour une histoire du XX° siècle).- ISBN : 2-213-02683-1.
Actes du colloque international du CNRS organisé par l’Institut d’histoire du temps présent les 11, 12 et 13 juin 1990 à Paris. Préface de Hubert CURIEN. Contributions de Jean-Pierre AZEMA, François BEDARIDA, Denis PESCHANSKY, Henry ROUSSO, Hubert CURIEN...
Les Éphémères / Jean-Loup SALTZMANN ( 1992 )
1. Paris : Robert Laffont, 1992.- 23 cm, 246 p., couv. ill.- (Dossiers science-frontières).- ISBN : 2-221-07412-2.
Avec la participation de Martine CASTELLO et Hubert CURIEN.

Préfaces ↑ haut

Les Richesses du sous-sol en Auvergne et Limousin / Hubert BRIL et Pierre WATELET ( 1986 )
1. Aurillac : Ville d’Aurillac, 1986.- 21 cm, 281 p., ill.- ISBN : 2-905065-06-0.
Préface de Hubert Curien.
La Mutation universitaire, Clermont 1948-1993 / Alain KERGOMARD ( 1995 )
1. Paris : L’Harmattan, 1995.- 28 cm, 277 p.- ISBN : 2-7384-3504-1.
Préface de Hubert CURIEN.
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Hubert CURIEN », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=3328 (consultée le 14 octobre 2026).

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