1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
STEINHEIL (Georges).- Né à Strasbourg en 1818, il devint manufacturier à Rothau.
Élu député des Vosges à l’Assemblée nationale le 12 février 1871, le 8e sur 8, par 21 290 voix, il vota contre la paix et donna sa démission le 15 mai 1872. Il fut remplacé par M. Méline.
M. Steinheil est chevalier de la Légion d’honneur depuis le 12 août 1868.
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
STEINHEIL (Gustave) , manufacturier, député des Vosges
Strasbourg, 19 décembre 1818 – Rothau, 8 février 1906
Né au sein d’une famille protestante originaire de Ribeauvillé, il est le fils d’un employé du magasin d’étoffes de Matthias Pramberger, dont l’épouse et l’attente de cet employé. Gustave, seul garçon de cette famille qui compte quatre filles, fait ses études au gymnase protestant de Strasbourg et, en 1834, il est envoyé dans une école commerciale de Leipzig.
De 1837 à 1841, il travaille soit dans les usines de Rothau, soit dans des maisons de commerce à Sainte-Marie-aux-Mines, Paris ou Rouen.
En 1842, il revient à Rothau pour y prendre la place de directeur des usines Pramberger, dont s’occupe sa grande tante, Mme Veuve Pramberger. À son décès en 1847, il en hérite avec ses sœurs et constitue avec son beau-frère, Christophe Dieterlin, une société pour l’exploitation des usines.
Il est nommé maire de Rothau en juillet 1852 et démissionne lors de l’annexion des deux cantons vosgiens de Saales et Schirmeck à l’Allemagne en 1871.
Il est élu représentant à l’Assemblée nationale par la circonscription de Saint-Dié le 8 février 1871 et siège au sein de la Gauche démocratique.
Pour ne pas abandonner les usines, il opte pour la nationalité allemande tandis que ses collaborateurs Lederlin et Dieterlin viennent s’établir dans les Vosges françaises, et il démissionne de sa charge de député le 15 mai 1872.
Il se consacre alors entièrement à son travail de directeur d’usine et à des travaux de théologie. Il est attentif aux conditions matérielles et morales des ouvriers et penche vers le christianisme social.
Il avait épousé Emma Eyth (+ 1885) le 28 janvier 1847 et le couple eut huit enfants, dont deux garçons.
Il était chevalier de la Légion d’honneur depuis le 12 août 1868.
Bibl. : Robert.- Dictionnaire des parlementaires français 1789-1889, tome VII, p. 343.
Bouvier.- Biographie générale vosgienne, p. 514.
Dieterlin (Pierre).- Gustave Steinheil 1818-1906.- Strasbourg, Paris, 1908.
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Albert Ronsin
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