Benoît DUTEURTRE

[ Sainte-Adresse (76) , 20/03/ 1962 – Vandœuvre-lès-Nancy (54) , 16/07/ 2024 ]

Auteur vosgien

1962
Benoît Duteurtre naît le 20 mars, à Sainte-Adresse, près du Havre (Seine-Maritime), le jour des 80 ans de son arrière-grand-père René Coty (né au Havre le 20 mars 1882, décédé le 22 novembre 1962, président de la République de 1954 à 1959).

Son grand-père est originaire de Grandrupt, près de Senones. Il est le second enfant d’une famille qui en comptera quatre. Jusqu’à l’âge de 18 ans, il passe toutes les vacances scolaires chez son grand-oncle, Albert Georges, au Grand Valtin.
1967
La famille Duteurtre déménage au Havre, rue Saint-Martin. Naissance du petit dernier de la famille.

Il étudie le piano et la musicologie à Rouen, puis à Paris.
1982
Il publie son premier texte dans la revue Minuit, sur la recommandation de Samuel Beckett.

Romancier (il a 23 ans lorsque paraît son premier roman Sommeil perdu), musicien, critique musical, journaliste, il écrit dès lors dans plusieurs journaux (Libération, Révolution...) et revues (Le Monde de la Musique, Diapason, Elle, Playboy, Marianne, Paris Match...), en particulier sur la musique.
1993
Il dirige et relance la collection Solfèges au Seuil.
1995
Son essai Requiem pour une avant-garde (réédité chez Pocket) suscite une vive polémique dans les milieux de la musique contemporaine.
1996
Il anime de 1996 à 1999, Les beaux dimanches, rendez-vous de la musique légère sur France Musique.
1997
Il obtient le Prix de la nouvelle de l’Académie Française pour Drôle de temps (Gallimard).
1999
Son émission Étonnez-moi, Benoît est diffusée chaque samedi de 11 h 00 à 13 heures sur France Culture : il y explore "les marges de la musique classique, sur un mode résolument éclectique, hédoniste et ludique. Un « mauvais goût » assumé qui fait la joie des auditeurs, comme en témoigne l’abondant courrier de fidèles de tous âges auxquels il répond régulièrement en direct".
2001
Il obtient le Prix Médicis pour Voyage en France. Catherine Tasca le félicite : "Figure de notre monde culturel et littéraire, il a mis au service du roman ses dons de polémiste, sa verve satirique et la précision de son observation. Le Voyage en France, roman picaresque et philosophique, fera rire et réfléchir, dans le pur esprit du XVIIIe siècle. (29/10/2001).
2004
Il écrit le livret de Viva l’Opéra-Comique, un "grand spectacle vivant" commandité par Jérôme Savary qui obtient un grand succès, salle Favart à Paris, en mars 2004.

Aujourd’hui, Benoît Duteurtre vient se ressourcer régulièrement et écrire dans la maison familiale du Valtin.

Traduit dans une dizaine de langues, il est membre du comité de lecture des Éditions Denoël.

Michel Caffier, dans la revue L’Erckmann Chatrian N° 3 (1994), présente Benoît Duteurtre en ces termes :

"Après Sommeil perdu, son roman Les Vaches (1987) évoquait les Vosges qu’on a retrouvées dans Tout doit disparaître (1992), avec d’autres coins de Lorraine. Son journaliste, déçu du milieu parisien, part en reportage pour un hebdomadaire masculin, sur les loisirs, ce qui l’amène au Big Bang Stroumpf d’Hagondange, à Amnéville et à l’aquadrome de Metz. Au bout du compte, lassé et déçu, il abandonne tout pour retrouver l’air pur des Vosges. La rencontre d’un troupeau de moutons dans un grand pré lui révèle de façon poétique et rabelaisienne le côté Panurge de l’homme qui se contente de bêler dans les chapelles de toutes sortes. Ce portrait de la presse musicale (il vaudrait pour d’autres spécialités) a de l’humour et de l’agressivité".


Site officiel de Benoît Duteurtre.

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