Georges SIMENON

[ Liège (Belgique) , 13/02/ 1903 – Lausanne (Suisse) , 04/09/ 1989 ]

/ pseudonyme s : Germain D'ANTIBES, ARAMIS, BOBETTE, Christian BRULLS, Georges CARAMAN, Jacques DERSONNE, Jean DORSAGE, Luc DORSAN, Jean DOSSAGE, Jean DU PERRY, Georges D'ISLY, Georges-Martin GEORGES, Gom GUT, KIM, Maurice PERTHUIS, PLICK & PLOCK, POUM & ZETTE, Jean SANDOR, Georges SIM, SIMMINGER, G. VIALIO, Gaston VIALIS, Gaston VIALLIS, G. VIOLIS

Auteur vosgien Passage vosgien

1903-1989
On ne présente plus Georges SIMENON ! Aussi ne vais-je pas le faire... Dire seulement qu’il est né à Liège le vendredi 13 février 1903, décédé à Lausanne le 4 septembre 1989, qu’il a écrit de 1920 à 1972, sous son nom ou sous de nombreux pseudonymes : outre 84 Maigret qui ont pour une bonne part bâti sa célébrité, plus de 300 romans, de nombreuses nouvelles et articles, ainsi que 21 volumes de Dictées confiées à son magnétophone après 1972...
1931
Parmi cette production abondante, il y a un petit bijou "vosgien" qui a pour titre : Le Relais d’Alsace, édité en 1931, la même année que Les Fiançailles de Monsieur Hire, Le Chien jaune, Pietr le Letton, ou La Nuit du carrefour....

La Schlucht ne comporte que quatre maisons, un poteau indicateur et les restes de l’ancienne borne frontière qui séparait, avant la guerre, la France de l’Allemagne et qui ne marque plus aujourd’hui que la limite de l’Alsace.
Le poteau indicateur annonce que l’altitude est de 1236 mètres, que Gérardmer, à gauche, est à treize kilomètres et Munster, à droite, à vingt-huit. La première maison est un bazar où l’on vend des cartes postales et des souvenirs. En face se dresse le Grand Hôtel, avec son garage, sa pompe à essence, ses parasols et son portier à caquette galonnée qu’on appelle le pisteur.
Près du bazar, un restaurant où l’on peut à la rigueur obtenir une chambre :
Au Relais d’Alsace, tenu par M. et Mme Keller. A cent mètres enfin, l’Hôtel des Cols, moins luxueux que le Grand Hôtel, plus bourgeois que le Relais d’Alsace.

Petite question : connaissez-vous d’autres bouquins de SIMENON qui auraient les Vosges pour cadre ?

Paul MERCIER, Le Relais-d’Alsace ou le cambriolage littéraire de Georges Commodore (in Traces 8, p. 87).

Le premier roman sans Maigret publié sous le patronyme de Georges Simenon avait surtout jusque-là retenu l’attention par son cadre géographique unique dans l’œuvre, le col de la Schlucht, reliant les Vosges et l’Alsace. Si cette fiction, par le personnage du Commodore, rappelle l’aventure des romans populaires et si M. Serge emprunte certains traits à un Stavisky non encore poursuivi par les affaires, la dimension poétique de ce roman est la plus intéressante.

En exploitant très largement les possibilités offertes par un site magnifique et les ressources d’une enquête ethnologique sur la vie quotidienne d’une pension hôtelière, Simenon prête au Commodore des ambitions et un destin... qui s’inspirent avant tout de l’univers du romancier et de son idéal littéraire : devenir en littérature un cambrioleur de génie. Ou comment suggérer, avec la manière :
J’aurai le prix Nobel à 40 ans. Une exposition sur Le Relais d’Alsace a été réalisée, elle est encore disponible.



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