Arnaud FRIEDMANN

[ Besançon (25), 17/07/1973 – , // ]

Auteur vosgien

1973
Naissance le 17 juillet 1973 à Besançon (25).

Scolarité au bord du Doubs : études primaires et secondaires, hypokhâgne/khâgne au lycée Pasteur
Maîtrise d’Histoire Contemporaine : 1975-1995, 20 ans d’immigration cambodgienne dans le Doubs, sous la direction de Jeannine Ponty
DESS Cadres en relations Européennes à l’Université de Franche-Comté, sous la direction d’Yvette Marin
1994
Professeur vacataire de français au LEP Montmorrot et au CFPPA du Jura en 1994.
1996
Stagiaire à Milan dans une maison d’édition dans le cadre du DESS en 1996. Il commence réellement à écrire : neuf romans (à ce jour - octobre 2005), dont trois publiés.
1997
Service civil à l’ANPE de Besançon République en 1997.
1998
Conseiller Principal / Animateur d’équipe à l’ANPE d’Auxerre de 1998 à 2002.
2002
S’installe à Saint-Dié-des-Vosges en octobre, pour prendre ses nouvelles fonctions de directeur au sein de l’Agence.
2006
Son itinéraire professionnel le conduit à Vesoul (Haute-Saône).


J’ai toujours adoré lire, la lecture m’a offert certains de mes plus grands moments de plaisir, et j’ai très vite eu envie d’écrire moi aussi. J’écris depuis l’âge de 14 ans, j’ai cette envie de créer des fictions, de mettre des personnages en scène, de raconter des histoires. Je me nourris de mes lectures, de mon ressenti, de ce que je pioche dans la vie des gens, de mon attachement aux lieux où j’ai mes racines (Besançon, Italie) ou que je découvre. Ecrire, ça me permet de vivre plusieurs vies à travers celles de mes personnages. Je compose mes romans en Italie, au bord de l’Adriatique, en juillet, et je les corrige pendant l’année, le week-end, la nuit, dans le train…

Pour Le Fils de l’idole, par exemple, j’ai comme beaucoup une fascination/répulsion pour l’univers du milieu rock, ses stars, leur déchéance, et j’ai eu envie d’écrire sur ce sujet, sur ce que m’inspiraient les phantasmes du milieu rock, j’ai essayé de creuser les personnages pour faire réel sans faire cliché. Et comme le thème de la filiation est un thème qui m’intéresse, au même titre que l’adoption, que la folie, j’ai eu l’idée d’un enfant caché, qui découvre qui sont ses parents à l’adolescence, je trouvais stimulant de mettre en parallèle l’univers rock avec un univers perçu comme plus sage, de disséquer ce qui pouvait voler en éclat avec la révélation de la filiation, l’imitation plus ou moins inconsciente du fils, de l’ancienne fan... avec l’idée de montrer que tout le monde est pris dans les mêmes filets.

Pour l’écriture, j’ai dû alterner deux voix, travailler sur ce qui pouvait distinguer ces deux voix tout en maintenant une écriture qui soit commune aux deux tonalités. J’essaie de produire des textes qui sont très « écrits », de construire chaque phrase, je réfléchis à chaque imbrication de chapitre pour qu’il y ait des échos. Je joue aussi beaucoup sur les répétitions, je développe des thèmes qui reviennent de chapitre en chapitre, des éléments qui reviennent plusieurs fois dans le roman comme des motifs musicaux.

Mes précédents romans : Le Chemin au bord de la mer traitait déjà de l’adoption, de la famille, du mensonge. La Mélodie préférée est plus une variation sur le thème de la séparation et de l’ennui, de l’inadaptation au monde, de l’ennui qui peut conduire à la folie. Avec Le fils de l’idole, j’ai l’impression d’avoir trouvé un thème qui permettait à mon écriture de se développer dans la direction que je souhaitais lui faire prendre, à la fois un travail sur le texte et avec un thème de roman qui soit résolument romanesque.

J’écris en Italie. Parce que pendant l’année je travaille, parce que l’inspiration peine à venir après une journée de bureau, parce que les week-ends sont trop courts. Donc j’écris en Italie, les trois dernières semaines du mois de Juillet, parfois les trois premières, dans une chambre d’hôtel face à l’Adriatique. J’écris l’Italie, la chaleur, les lauriers roses, la sueur qui colle aux jambes des femmes qui attendent sur le bord des routes. J’écris en Italie, mais est-il bien normal de se reclure dans une chambre quand le soleil appelle, quand de la terrasse montent les cris de ceux qui sont restés pour jouer aux cartes, quand l’extase du cafè suggère d’en commander un autre, puis un dernier encore avant le verre de liqueur ? Parfois pour les besoins de l’intrigue, je dois me remémorer un paysage du Nord, une balade à vélo près d’un port de la Baltique, le confort contrasté d’un bistro d’Oslo. Puis montent les rires des gamins à la plage, le fumet des pâtes et des poissons dans la cuisine (extrait d’une lettre de motivation pour une résidence littéraire à la Villa Mont-Noir).

Site de l’auteur.

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