1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
ANDRÉ (Marguerite, dite Ganthe), supérieure de la Congrégation de Notre-Dame
( ?, 1580 - Soissons, 1645)
Née dans les environs de Mattaincourt au sein d’une famille pieuse, elle témoigne de sa vive piété, selon une tradition, en s’imprimant au fer rouge une croix sur le bras. Lorsque le Père Fourier, en 1597, prend possession de la cure de Mattaincourt, elle est attirée par son prosélytisme et déclare vouloir vivre en sa compagnie et en celle d’Alix Le Clerc. Elle est associée à la fondation de la congrégation de Notre-Dame et elle accompagne Alix Le Clerc à Poussay, puis à Mattaincourt.
En 1603, la mère Ganthe (abréviation de Marguerite) prend la direction de la maison de Saint-Mihiel qu’elle organise en même temps qu’elle surveille les autres fondations en Lorraine, en Champagne et à Paris. A la mort d’Alix Le Clerc elle supporte seule la charge de la congrégation, dont une bulle pontificale, obtenue par l’entremise du P. Guinet le 8 août 1628, reconnaît tous les monastères créés et fait des religieuses des chanoinesses de Saint Augustin.
Forte de cette confirmation, la Mère Ganthe, appelée par l’archevêque de Sens, fonde des maisons à Provins, Étampes, Joigny, Carentan. Après la mort du Père Fourier en 1640, elle s’occupe de rétablir les monastères ruinés par la guerre. C’est au retour d’un voyage à Paris, motivé par cette tâche, qu’elle s’arrête à Soissons et y décède.
Bibl. : D.B.F., tome II, col. 914.
[Albert Ronsin].