Louis Charles ANTOINE

[ Rambervillers (88), 29/05/1825 – Brest (29), 01/04/1898 ]

ingénieur de la marine

Biographie vosgienne

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

ANTOINE (Louis Charles), ingénieur de la marine
(Rambervillers, 29 mai 1825 - ?, 1897)

Au sortir de l’école polytechnique, où il était entré en 1842, Louis Charles Antoine choisit l’école du génie maritime où il retrouve son frère Charles Eugène, né en 1823. Tous deux étant les fils de Charles Joseph Antoine, maître de pensionnat à Rambervillers et de Marie-Anne Eugénie Thiriet.

Sous-ingénieur de 1ère classe à l’arsenal de Brest en 1854, il s’applique à la mise au point d’un système de réduction de la consommation de combustible des grands navires de guerre. De 1862 à 1864, l’ingénieur de 2° classe Antoine est affecté avec son collègue Berrier-Fontaine à Saigon afin d’y diriger les travaux d’établissement d’un arsenal important. De retour à Brest, il étudie de 1871 à 1879 les questions de roulis des bâtiments en eau calme et les caractéristiques des lames de haute mer. Il se consacre également durant vingt ans à l’étude de l’amélioration des cordages livrés à la marine et propose en 1881 de nouveaux cordages au sulfate de fer, goudronnés en fils.

Nommé ingénieur de 1ère classe à l’arsenal de Lorient le 31 décembre 1871, il est mis en retraite le 25 avril 1886, mais continue ses travaux scientifiques.

Les résultats de ces recherches et de celles sur la propriété des vapeurs, la résistance à l’avancement des carènes, le calcul des hélices et d’autres sujets ont été publiés dans diverses revues spécialisées : Mémorial du génie maritime (1876), Naval Science (1872 à 1874), Revue maritime et coloniale (1872 à 1880), Annales de physique et de chimie (1891-1892) et Comptes rendus de l’Académie des Sciences (trente notes de 1870 à 1892) et dans des ouvrages : Des lames de la haute mer, Paris 1879 ; Calcul des propulseurs hélicoïdaux, Paris 1880, 2 vol. ; ainsi qu’un mémoire sur le chanvre de l’Anjou et un autre sur l’application de la résistance des matériaux, traduit en anglais et publié à Londres en 1883.

Nommé chevalier de la Légion d’honneur le 31 décembre 1860, il est promu officier le 5 février 1871.

Le 29 septembre 1851, il avait épousé Marie Gabrielle Balland (1831-1859), fille du médecin Jean Joseph Balland, décédé à Rambervillers en 1838, et il en avait eu un fils.

En 1866, il avait épousé en secondes noces Elisa Delioux de Savignac, fille d’un médecin de la marine. Le lieu et la date exacte de son décès ne sont pas connus.


Bibl. : D.B.F., tome III, col. 26-27.
S.H.A.M., dossier Antoine.


[Albert Ronsin].

2014 — ecriVosges



(Louis) Charles Antoine a été inhumé dans la tombe familiale au cimetière Saint-Martin à Brest.

Sa première épouse, Marie Gabrielle Galland, a connu une fin tragique. Le 11 août 1858, assistant au passage du couple impérial en visite à Brest, elle fut prise dans la bousculade et piétinée. Elle décéda le 14 août. Elle était enceinte : son fils Henri Gabriel ne vécut que 3 minutes le même jour.

Cette famille Antoine (ou Anthoine) était originaire de Demrupt, à Ramonchamp. En 1696, à Harol, Martin Antoine épouse Anne Duhaut qui, par sa mère Catherine Duhoux, est liée à un grand nombre des familles verrières de la région.


[Renseignements et photographie dus à un échange, en octobre 2014, avec Jacqueline Bigeonneau-Poudou et Loïc Pivet, arrière petit-fils de Charles Antoine. Merci à eux !]

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