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AUBRY-FEBVREL

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négociants en dentelle

C’est à cette famille que Mirecourt doit le développement de sa production et de la diffusion de la dentelle au XIXe siècle.

Famille vosgienne

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

AUBRY (Famille) dite AUBRY FEBVREL, négociants en dentelles
C’est à cette famille que Mirecourt doit le développement de sa production et de la diffusion de la dentelle au XIXe siècle.


AUBRY (Nicolas François) est reçu dans le corps des marchands de Mirecourt le 30 mai 1766. Il décède en 1803.
De sa femme, née Elisabeth Marchand, de Mattaincourt, il a 22 enfants dont :

AUBRY (Joseph Thomas) (Mirecourt 21 décembre 1780 - Mirecourt 14 mars 1865)
engagé volontaire à 18 ans, qui participe à toutes les campagnes militaires et se trouve à Marengo, Austerlitz, Iéna, Eylau, Wagram, sur la Moskova et enfin à Waterloo.

Capitaine en demi solde en 1816, il se fixe à Mirecourt et y fonde une famille. Il avait reçu la Légion d’honneur sur le champ de bataille d’Eylau.


Bibl. : Le Vosgien, Le Général Humbert et notices biographiques, p. 286-289.


[Albert Ronsin].


AUBRY (François-Victor-Fourier), frère du précédent
(Mirecourt, 20 juillet 1714 - Paris, 25 juillet 1853)

Il s’engage très jeune, en 1791, comme volontaire dans le 4e bataillon des Vosges en même temps que son cousin Joseph-Emmanuel Aubry. Il participe aux combats sur le Rhin, au siège de Mayence et aux guerres de "pacification" de la Vendée, avant d’obtenir un congé définitif en 1796. Rentré à Mirecourt, il reprend l’affaire paternelle et épouse en 1811 Émilie-Félix Febvrel, fille d’un magistrat de Saint-Dié. Il cherche de nouveaux débouchés en dehors de la province, fait venir des dessinateurs et des ouvrières de Suisse et perfectionne les fabrications au point de faire de Mirecourt une capitale incontestée de l’art de la dentelle.

Sous la Restauration, il fonde une banque qui, en dépit des aléas financiers de cette époque, résistera jusqu’en 1848. Il devient à trois reprises président de la Chambre de Commerce locale. De ses 9 enfants tous nés à Mirecourt, il convient de citer :
- Félix AUBRY (1813-1890) qui suit ;
- Fourier AUBRY (1814-1886) sera commerçant en dentelles, maire de Mirecourt et vice-président de la Chambre de Commerce des Vosges ;
- Louis AUBRY (1816-1904) est également fabricant de dentelles et président de la caisse d’Épargne de Mirecourt ;
- François AUBRY (1817-1903) devient banquier au Havre,
- et Maurice AUBRY qui suit.


Bibl. : Le Vosgien, Célébrités vosgiennes, p. 286-288 Marande (G.).- Tablettes généalogiques de la région de Saint-Dié, famille Febvrel, in B.S.P.V., 1967, p. 153-160.


[Pierre Heili].


AUBRY (Félix), négociant en dentelles
(Mirecourt, 1813 - Paris, 1890)

Il est le fils aîné de Fourier Aubry Febvrel (Mirecourt, 1774-1853), banquier ruiné par les crises de 1822-1823 et 1828, qui aura neuf enfants dont Claude Maurice, député des Vosges.

Félix Aubry est contraint d’interrompre ses études classiques et d’apprendre le commerce. Il s’installe a Paris en 1840 ; pratiquant le négoce de la dentelle, il devient l’un des négociants les plus en vue de la capitale. En 1848, il est membre de la commission permanente des valeurs en douane, et de 1851 à 1878, il préside des jurys dans les expositions internationales et publie des rapports appréciés (Considérations sur les industries, 1849 ; Rapport sur les dentelles, 1867 et 1873). Il est également membre de la Chambre de Commerce de Paris de 1867 à 1874. Cofondateur de l’Association des demoiselles employées de commerce, il en est le secrétaire général. Il est également, à partir de 1871, maire de Meudon (S. et O.).

Outre son frère Claude Maurice (voir notice), deux autres de ses frères, François au Havre et Fourier à Mirecourt, dirigent d’importantes maisons de commerce. Ce dernier est plusieurs fois président du tribunal de commerce de Mirecourt. Il était chevalier de la Légion d’honneur depuis 1851.


Bibl. : D.B.F., tome III, col. 262.
Bouvier.- Biographie générale vosgienne, p. 349.


[Albert Ronsin].


AUBRY (Claude Maurice), avocat, banquier, député des Vosges
(Mirecourt, 22 septembre 1820 - Paris, 2 août 1896)

Fils de Fourier Aubry-Febvrel (Mirecourt 1773-1853), bourgeois de Mirecourt, Claude Maurice Aubry, après ses études de droit à Nancy, revient dans sa ville natale où il s’installe comme avocat en 1845. En 1848, il collabore à des journaux et il contribue à la fondation du Comptoir National d’Escompte à Épinal et en devient le directeur. Le 13 mai 1849, il est élu représentant du peuple à l’assemblée législative et se range parmi les conservateurs.

Arrêté lors du coup d’État du 10 décembre 1851 devant la mairie du 10° arrondissement de Paris, il est emprisonné à l’Abbaye avec plusieurs de ses collègues. Vite libéré, il se consacre désormais à la création à Paris de la banque Aubry, Donon, Gautier et Cie, devenue Société des Dépôts et Comptes Courants en 1882.

Comme candidat orléaniste, il échoue aux élections législatives de 1863 et 1869 dans les Vosges. Resté à Paris durant le siège, il est élu le 7 septembre 1870 adjoint au maire du VIIIe arrondissement. Aux élections du 8 février 1871, il revient à l’Assemblée nationale comme député des Vosges et, à Bordeaux, vote pour la paix et la séparation de l’Alsace-Lorraine.

Partisan déclaré d’une restauration monarchiste, c’est chez lui à Paris que se réunissent les comités qui militent pour le rétablissement de la royauté. En 1876, dans le journal l’Union, il formule la doctrine économique et financière du parti royaliste.

Jusqu’à la mort du comte de Chambord, il est président du Comité royaliste des Vosges.

Il ne se représente pas aux élections législatives de 1876 et échoue aux sénatoriales de 1882.

En 1866, il avait fondé à Paris une association de solidarité et de bienfaisance pour les Vosgiens : l’Association Vosgienne de Paris, dont il conserve la présidence jusqu’en 1882.

Il est l’auteur de plusieurs études sur l’économie politique et les banques.

Il avait épousé le 4 juillet 1849 Coraly Joséphine Irroy, née à Mortagne (Vosges), dont il eut deux fils. L’un d’eux, Pierre, sera également banquier.


Bibl. : Robert.- Dictionnaire parlementaire français 1789-1889, tome I, p. 109-110.
Bouvier.- Biographie générale vosgienne, p. 348-349. D.B.F., tome III, col. 260.


[Albert Ronsin].


AUBRY (Joseph-Emmanuel), colonel et baron d’Empire, cousin des précédents
(Mirecourt, 2 juillet 1772 - Polotsk, 18 août 1812)

Engagé le 31 août 1791 dans le 4° Bataillon de Volontaires des Vosges avec le grade de caporal, il est un des rares rescapés, sous les ordres de Custine, lors de l’anéantissement de ce bataillon devant Francfort en 1793. Après les campagnes sur le Rhin, il participe à celles des Alpes et d’Égypte jusqu’en 1802. Il s’illustre dans la bataille d’Alexandrie où il est blessé à la tête. Il commande les éclaireurs de la 69° brigade lors de l’assaut donné le 19 floréal an VII à la forteresse de Saint-Jean d’Acre.

On le trouve ensuite dans toutes les campagnes du Consulat et le l’Empire. A Wagram, il est blessé deux fois et a un cheval tué sous lui. Il est fait colonel du 19° de ligne le 13 avril 1809, et baron d’Empire le 4 janvier 1811 avant de succomber à la tête de son régiment lors de la campagne de Russie.


Bibl. : Le Vosgien.- Célébrités vosgiennes, p. 288-289.
Georgel (A.).- Armorial de Lorraine, p. 71.


[Pierre Heili].
 

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