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DE BAUFFREMONT

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seigneurs

Famille vosgienne

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

BAUFFREMONT (Famille de)

Le château de Beauffremont, situé sur les terres du comte de Bar, semble avoir été édifié pour protéger les biens du prieuré d’Harréville fondé par Nanthère, abbé de Saint-Mihiel vers le milieu du XIème siècle. Au début du siècle suivant, le propriétaire de cette forteresse se nomme Liébaut. Il s’empare par la force d’un des domaines du petit monastère. Sommé de le rendre par l’évêque de Toul qui l’a fait excommunier, il renonce à ses prétentions en 1115.

Hugues, sire de Bauffremont, son fils, est mentionné dans de nombreux documents de 1168 à 1190. Son mariage avec Hadwide de Brixey, soeur des deux premiers sires de Bourlémont lui permet d’augmenter l’importance de son patrimoine foncier, qui revient à Liébaut II son second fils, cité dans les actes de 1172 à 1230. Ce personnage joue un rôle considérable dans la région meusienne et son nom figure souvent à la fin des chartes publiées par le duc de Lorraine et le comte de Bar.

L’existence de Pierre, sire de Bauffremont, son fils et successeur, est relativement courte. Mentionné de 1236 à 1239, il tourne ses regards vers la Bourgogne en épousant Agnès de Vergy, nièce de la duchesse. Sa veuve lui survit longuement après avoir convolé avec le comte de Ferrette.

Liébaut III, sire de Bauffremont, leur fils, épouse Adeline d’Épinal, veuve de Joffroi, sire de Rosières. Cette riche héritière lui permet d’entrer en possession du château et de la terre de Ruppes. Mentionné de 1254 à 1302, il sert successivement le comte de Bar, le duc de Lorraine et le duc de Bourgogne. En 1282, il administre les terres du comte de Vaudémont qui vient de rejoindre Charles d’Anjou en Italie. Malgré son âge, il participe dans les rangs français à la bataille de Courtrai où il trouve la mort le 11 juillet 1302. A partir de cette époque, la famille des sires de Bauffremont se divise en deux branches principales.

Wauthier, fils aîné de Liébaut III, devient sire de Bauffremont. Ses descendants possèdent ce château et les terres qui en dépendent jusqu’au début du XVème siècle.

Huart, son frère cadet, reçoit la forteresse et la terre de Ruppes.

Parmi les autres rameaux de cette famille, il convient de citer les sires de Bulgnéville, dont les chefs se révèlent de rudes batailleurs du XIIIème au XVème siècles.

Les Bauffremont actuels, princes et ducs, descendent de la branche de Scey-sur-Saône fixée en Bourgogne dès le XIVème siècle. Ils possèdent à nouveau le château de Bauffremont racheté vers le milieu du XIXème siècle.

Mutilée en 1815 et en 1824, cette demeure comporte encore des éléments intéressants et notamment une salle des chevaliers, des cuisines voûtées et d’importants vestiges de son enceinte fortifiée.


Bibl. : Poull (G.).- Les Premiers degrés de la famille de Bauffremont, in La France généalogique, octobre 1961, pages 130 à 137.
Poull (G.).- Les Vosges, Ed. France-Empire, 1985, pages 55, 56, 109 à III, 441 et 442.
Labarre de Raillicourt (D.).- Nouveau dictionnaire des biographies françaises et étrangères, tome II, fasc. II, article Bauffremont, pages 753 à 781 (en collaboration avec G. Poull).


[Georges Poull].
 

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