Paul LÉON

[ Rueil-Malmaison (92) , 02/10/ 1874 – Chantilly (60) , 01/08/ 1962 ]

Directeur général des Beaux-Arts

Ecrivain, membre de l’Institut.

Auteur vosgien Biographie vosgienne

1874
Naissance le 2 octobre à Rueil.
1883
Installation de la famille Léon à Épinal. Mme Léon y tient un commerce de nouveautés, rue Rualménil (N° 27-29), puis rue Léopold-Bourg (N° 17).

Élève du collège d’Épinal, Paul y est continuellement le plus brillant de sa classe, de la huitième à la seconde.
1886
Décès de son père.
1890
Paul Léon quitte Épinal pour Paris où il entre au lycée Condorcet.
1893
École Normale Supérieure.
1895
Licence d’histoire.
1898
Agrégation d’histoire.
1898-1900
Bourses d’étude à Berlin, Vienne, puis à la Sorbonne.
1900
Mort de sa mère.
1901-1906
Il est professeur dans des collèges et lycées parisiens, et occupe des postes dans différents cabinets ministériels.
1906
Mariage avec Madeleine Alexandre.
1906-1918
Chef de division du Service d’architecture au Sous-secrétariat d’État aux Beaux-Arts. Organisateur du Service des monuments historiques. Créateur du Service photographique des opérations de guerre et du Service d’action artistique à l’étranger.
1919-1928
Directeur des Beaux-Arts.
1922
Il est élu à l’Académie des Beaux-Arts.
1924
Commandeur de la Légion d’Honneur.
1925
Organisateur de l’Exposition des arts décoratifs. Il prononce un discours à Épinal pour le centenaire de la Société d’Émulation du département des Vosges.
1928-1933
Directeur général de l’administration des Beaux-Arts.
1932
Présence à Épinal pour le centenaire de la naissance de Jules Ferry. Remise d’une médaille par le Conseil Général des Vosges aux Vosgiens membres de l’Institut.
1933-1940
Paul Léon est professeur au collège de France (chaire d’histoire de l’art monumental).
1937
Commissaire adjoint à l’Exposition des arts et techniques.
1940-1944
Victime des lois antisémites, il s’installe à Royat (Puy de Dôme) et rédige ses souvenirs.
1952
Président du Conseil artistique de la Réunion des Musées nationaux.
1955
Il est nommé Conservateur du musée Condé à Chantilly.
1962
Décès à Chantilly le 1er août.

"Si je ne suis pas enfant des Vosges, j’ai été enfant dans les Vosges. J’en ai respiré l’air pur et chéri les vieilles traditions. Mes jeux ont été les vôtres. Comme vous, dans les claires journées d’hiver, j’ai glissé jusqu’au vertige sur les miroirs des étangs, j’ai pris ma part des "couaroches" qui ne pouvaient disperser ni le vent ni les frimas, j’ai conduit ma lumineuse et lilliputienne flottille dans la nuit des champs golots - enfantin et magique appel au printemps qui libère la terre. Petit gamin d’Épinal, j’ai vu la Moselle encore libre, avant qu’elle fût enserrée entre d’épaisses maçonneries et bordée de quais rectilignes. J’ai grandi dans le pittoresque lacis des maisons de Rualménil qui penchaient sur la rivière les pierres de leurs murs branlants et leurs escaliers moussus. En face, notre vieux collège mirait sa façade de couvent et les tuiles rouges de ses toits. J’y ai connu d’excellents maîtres. C’étaient d’honnêtes gens, dans toute la force du terme. Ils avaient toujours repoussé les tentations de l’exode et l’appel de la capitale. Ils enseignaient à leur tour là où ils avaient appris. La vertu de leur exemple valait mieux que des parchemins. Ils ne cherchaient pas à faire de nous des bacheliers, mais des hommes."
- Extrait d’un discours prononcé le 22 octobre 1922 à l’Association Vosgienne de Paris.

N. B. : Cette fiche biographique a été réalisée d’après le document publié par la Bibliothèque municipale d’Épinal en septembre 1996, lors d’une exposition hommage à Paul Léon, à l’occasion de l’entrée dans ses locaux du buste de l’auteur (oeuvre du sculpteur François-Victor Cogné).



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