1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
COLOMBIER (Joseph), maître de forges
(Brixey-aux-Chanoines (Meuse), ? -? )
En 1776, il se rend acquéreur de la forge de Regnévoid près de Rambervillers, alors qu’il était déjà propriétaire des forges de Mortagne près de Brouvelieures. Vers la même époque, il achète également la forge de Génavoid, encore dite des Jacquot, toujours près de Rambervillers.
Mal vu de la population locale qui souhaitait la réduction des forges en raison du renchérissement du prix du bois qu’elles provoquaient, Joseph Colombier voit ses établissements métallurgiques menacés dans l’été 1789 au moment de la grande peur. Après un marasme de quelques années, ses affaires reprennent avec les fabrications pour l’armée. Il fabrique alors des boulets de canon.
En 1791, il se rend acquéreur pour 30 600 livres de l’abbaye d’Autrey vendue comme bien national. Il transforme l’église en tréfilerie et les bâtiments conventuels en logements d’ouvriers. De la même manière, il tente d’acheter le 3 avril 1793 l’abbaye d’Étival qui sera finalement acquise par Joseph Falatieu de Bains.
En 1795, il décide de partager ses biens entre ses enfants. L’un d’eux, Charles- Ferdinand-Casimir, exploite la tréfilerie d’ Autrey jusque vers 1840 avant son rachat par Mgr Caverot, évêque de Saint-Dié, qui la transforme en petit séminaire en 1856.
Bibl. : Boucher (André).- L’Activité industrielle de Rambervillers aux siècles derniers : les maîtres de forges, in La Liberté de l’Est, 30 juin 1956.
[Pierre Heili].