1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
GIRONCOURT (Famille de)
La première famille des seigneurs de Gironcourt apparaît au cours de la seconde moitié du XII° siècle. Simon de Morelmaison, chevalier, seigneur de Gironcourt, est fréquemment cité à la fin des actes de Simon II, duc de Lorraine. Bienfaiteur des abbayes de Châtenois et de L’Étanche, il disparaît après 1201.
Hugues de Morelmaison, chevalier, son fils, possède également la terre de Gironcourt dont il prend définitivement le nom à la fin de son existence. Quand il meurt vers 1240, il a pour successeur Gosoin de Gironcourt, chevalier, vassal du sire de Bourlémont.
Warnier de Gironcourt, chevalier, son fils, ne semble avoir eu que des filles.
Agnès de Gironcourt, l’une d’entre elles, épouse Huart de Saint-Menge, écuyer, au début du XIV° siècle.
La seconde famille de Gironcourt est sans doute apparentée à ces derniers personnages. Elle a pour auteur Huart de Gironcourt, chevalier, avoué de Saint-Remimont, mentionné de 1279 à 1310. Il a épousé Alix de Haussonville qui se remarie en 1313 avec Simonin de Monthureux-le-Sec, écuyer.
Jean de Gironcourt, leur fils aîné, est encore mineur à cette époque. Qualifié d’écuyer en 1333, il est armé chevalier avant février 1344. En dehors de ses biens patrimoniaux, il possède de nombreux domaines dans la région de Moyenmoutier. Il épouse Ysabelle de Nancy qui lui permet d’entrer en possession d’une partie du château et de la terre de Rosières-aux-Salines. Il meurt entre janvier 1362 et mai 1364.
Jean de Gironcourt, aîné de leurs cinq enfants, vient au monde vers 1340. Lorsqu’il succède à son père, il est mis dans l’obligation de régler ses dettes. En mai 1364, il reconnaît qu’il doit une somme de 100 florins à un bourgeois de Neufchâteau. Il emprunte ensuite 360 florins à Jacquet de Houécourt, écuyer, en lui abandonnant sa terre de Belmont-sur-Vair. A partir de 1370, il aliène d’autres parties de son patrimoine afin d’éteindre d’autres dettes. Une partie de la terre de Gironcourt est alors engagée à la famille de Houécourt à titre de fief.
Phillibert de Houécourt, fils de Jacquet, lui rend hommage pour ce bien en août 1399.
Jean de Gironcourt est mentionné pour la dernière fois en avril 1402. Il a épousé vers 1315 Alix de Baudricourt, qui meurt très âgée après avril 1431.
Henri de Gironcourt, leur fils hérite de leurs seigneuries. En 1409, il effectue le voyage de Jérusalem. Il trouve la mort sans avoir été marié au cours de la bataille de Bulgnéville le 2 juillet 1431.
Ysabelle de Gironcourt, sa soeur, recueille tous ses biens. Elle épouse successivement Phillibert de Houécourt, précité, puis Henri de La Rappe et Durand de Marches, écuyers. Les enfants issus de ses trois mariages entrent en possession plus tard d’une part du château-forteresse de Gironcourt et de toutes les terres qui en dépendent.
Bibl. : Poull (G.).- Gironcourt-sur-Vraine, son château et ses seigneurs, 1970, p. 7 à 16.
[Georges Poull]