ecriVOSGES — Jean-Marie Désiré GRENIER Aller au contenu
Accueil
 

Jean-Marie Désiré GRENIER

[ Verrières-de-Joux (25) , 04/03/1906 – Remiremont (88) , 11/10/1964 (58 ans) ]

banquier , maire , conseiller général , député

Biographie vosgienne

Notices documentaires

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

GRENIER (Jean-Marie Désiré), député, maire de Remiremont
Verrières-de-Joux (Doubs), 4 mars 1906 - Remiremont, 11 octobre 1964

Jean-Marie Grenier.
© Les Vosgiens célèbres, 1990
Fils de Victor-Maurice Grenier et de Blanche Pagnier, il s’installe à Remiremont en 1927, et fait carrière à la Banque nationale de Commerce et d’Industrie dont il gravit les différents échelons de la hiérarchie. En 1934, dans sa maison, 17, rue des Prêtres, il fonde un comptoir de Bourse qui va bientôt prospérer.

Lorsqu’arrive l’occupation, il tient tête a plusieurs reprises aux autorités allemandes. Arrêté, détenu plusieurs jours à Épinal, il s’évade et vit un certain temps dans des fermes isolées des environs de Remiremont.

A la Libération, il est désigné comme premier adjoint au maire de la ville. Élu conseiller municipal le 20 mai 1945 sur une liste se réclamant du général de Gaulle, il devient maire quelques jours plus tard. Il exerce cette responsabilité pendant dix-huit années consécutives.

Son mandat municipal est marqué par une liste considérable de réalisations permettant à la ville de Remiremont de rattraper son retard en matière d’équipements : stations de pompage d’eau potable, extension de l’éclairage public, stade de Béchamp, H.L.M. du Sapin le Roy, du Champ de Mars, de la Maix, de Révillon et du réseau d’assainissement. Malgré les 59% de suffrages exprimés en sa faveur par les électeurs de Remiremont, il échoue aux cantonales de septembre 1945 face au socialiste Maurice Poirot. Mais il prend sa revanche en 1946 grâce à son élection au Conseil de la République, équivalent du Sénat sous la 4° République, où il demeure jusqu’en 1952.

Il adhère au Rassemblement du Peuple français après sa fondation par le général de Gaulle, le 14 avril 1947. De 1951 à 1963, il représente le canton de Remiremont au Conseil général. En novembre 1958, sous l’étiquette U.N.R., il gagne facilement l’élection législative. Il représente son groupe à la Commission des finances de l’Assemblée Nationale. En 1962, il souhaite mettre un terme à ses activités politiques.

En accord avec Maurice Lemaire, il fait appel pour lui succéder au Palais Bourbon à Christian Poncelet, technicien des PTT et militant CFTC venu des Ardennes. Il se retire complètement de la vie publique en 1963 pour raisons de santé.

Bibl. : La Liberté de l’Est, 13 août 1964.
Remiremont, histoire de la ville et de son abbaye, 1985, p. 245 et suiv.

[ Pierre HEILI , Les Vosgiens célèbres ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

GRENIER Jean-Marie (Désiré)
(4 mars 1906, Aux Verrières de Joux, Haute-Marne - 11 octobre 1964, Remiremont)

• Premier adjoint au maire de Remiremont de 1944 à 1945
• Maire de Remiremont de 1945 à 1963
• Conseiller général du canton de Remiremont de 1951 à 1963
• Député des Vosges de 1958 à 1962
• Conseiller de la République de 1946 à 1952
• Marié, trois enfants

Né dans le Doubs à Verrières-de-Joux où son grand-père maternel a été maire, Jean-Marie Grenier arrive à Remiremont en 1927, à l'âge de vingt-et-un ans, et débute à la B.N.C.I. (banque nationale du commerce et de l'industrie). Grâce à sa volonté et surtout à ses compétences, il gravit les échelons de la hiérarchie bancaire. En 1934, il fonde au 17, rue des Prêtres, un comptoir de bourse qui va bientôt prospérer. Il participe aussi à la vie politique de sa cité d'adoption, bien qu'il ni détienne encore aucun mandat.

Comme nombre de ses concitoyens, il subit les dures épreuves de l'occupant. Jean-Marie Grenier est arrêté et détenu plusieurs jours à Epinal dans les locaux de la police allemande. Toutefois, il réussit à s'évader mais il est contraint de vivre un certain temps dans des fermes isolées des environs de Remiremont. Après avoir milité dans la Résistance, Jean-Marie Gremillet accepte en 1944 de faire partie du comité de Libération. Désigné en qualité de premier adjoint, il succède au maire Edouard Georges le 27 mai 1945. Ses concitoyens lui accordent désormais régulièrement leur confiance et, c'est durant plus de dix-huit ans, qu'il préside en qualité de premier magistrat aux destinées de la cité.

Sa personnalité va bientôt le faire connaître au-delà du simple cadre de sa commune et lui valoir une audience qui ne cesse de s'élargir. Après son chef-lieu, le canton tout entier lui accorde son soutien. Le 7 octobre 1951, Jean-Marie Grenier est élu conseiller général au premier tour de scrutin, au fauteuil de l'ancien député et instituteur de Cleurie, Maurice Poirot. Les élections cantonales de 1958 ne font que confirmer sa popularité puisqu'il y est brillamment réélu au premier tour. Le prestige dont il jouit lui vaut également de remporter de remarquables succès électoraux et d'avoir l'honneur de représenter à plusieurs reprises le département des Vosges.

Jean-Marie Grenier siège d'abord au Conseil de la République auquel il est élu en 1946, puis à l'Assemblée nationale après sa victoire aisée aux élections législatives de novembre 1958. À ces deux assemblées, il apporte un soin tout particulier aux questions financières ; c'est ainsi qu'il est désigné pour représenter son groupe à la commission des finances de l'Assemblée nationale. Invaincu dans l'arène politique, le député-conseiller général et maire de Remiremont abandonne ses mandats en 1963.

Des soucis de santé ont motivé son retrait. Jean-Marie Grenier laisse ses mandats de député et de conseiller général à un jeune Ardennais promis au plus bel avenir politique... Christian Poncelet ! Quant à la mairie, elle échoue à son premier adjoint, Georges Antuszewicz. Le 12 août 1964, très affaibli, l'éminent parlementaire reçoit une dernière fois en public tous ses amis. Le sous-préfet Hug lui remet la croix de chevalier de l'ordre du Mérite (il est le premier titulaire dans le département). Deux mois plus tard, le dimanche 11 octobre, Jean-Marie Grenier n'est plus. Son corps est déposé dans le grand salon de l'hôtel de ville romarimontain où une chapelle ardente est dressée. Ses obsèques sont célébrées en l'église abbatiale par l'archiprêtre Aizier, suivies de l'inhumation au cimetière communal.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

Sources structurées

  1. Dictionnaire des Vosgiens célèbres 1990 — Pierre HEILI — Les Vosgiens célèbres
  2. Le Grand livre des élus vosgiens 2003 — Bertrand MUNIER
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Jean-Marie Désiré GRENIER », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=4346 (consultée le 16 octobre 2026).

Nouvelle recherche