Michel HENRIOT

[ Langres (52) , 15/08/ 1921 – Epinal (88) , 03/08/ 2010 ]

Commissaire divisionnaire

Biographie vosgienne

2010 — Vosges Matin

Carnet

Michel Henriot nous a quittés

Michel Henriot et Sandrine Humbert, sa petite-fille. Nous apprenons le décès de Michel Henriot survenu le 3 août dans sa 89e année.

Né le 15 août 1921 à Langres, il s’engagea volontaire dans l’armée d’Armistice, en octobre 1941. Démobilisé, il fut assigné à résidence et il partit en STO de mars 1943 à avril 1945. Il s’évada en octobre 1943, fut arrêté par la Gestapo à Luxembourg, torturé et emprisonné ; il fut libéré par l’armée américaine.

Il entra le 1er octobre 1945 à la sécurité publique à Reims, puis il fut officier de police, chef du poste de police à Beaucaire de 1949 à 1956. Responsable des RG de Verdun, il contribua à la mise en place d’un dispositif lors du voyage officiel de Khrouchtchev. De juin 1960 à décembre 1961, il partit au SRRG d’Oran, assurant, en automne 1960, le déplacement officiel du général De Gaulle. Il fut rapatrié d’urgence en métropole suite à des menaces de mort de l’OAS.

Revenu en France (1966-1969), il fut responsable du secteur PAF-RG de Cherbourg, s’appliquant à rétablir les liaisons maritimes avec l’Angleterre lors des manifestations de 1968. Il arriva dans les Vosges en 1969, devenant directeur départemental des RG jusqu’en 1975. En 1972, il fut chargé d’assurer le voyage officiel du président Pompidou dans notre département.

Il quitta les Vosges pour Cherbourg en 1975 pour participer à la mise en place de dispositifs pour assurer le transport des déchets nucléaires japonais à destination de La Hague. Il fut ensuite nommé directeur départemental des polices urbaines de la Manche à Saint-Lô. Outre ses multiples services de protections des ministres, présidents de la République tels que Jacques Chirac, François Mitterrand ou de Mme Giscard d’Estaing, il fut nommé commissaire divisionnaire honoraire de la police nationale puis promu Chevalier de la Légion d’honneur le 14 juillet 1999, Chevalier de l’Ordre national du Mérite le 10 décembre 1970. Il reçut la médaille d’honneur de la police nationale, celle commémorative du maintien de l’Ordre, agrafe Algérie, ainsi que celle d’argent de la CCI de Cherbourg et celle de la Prévention routière. Il fut également reconnu esclave des nazis lors de son travail obligatoire durant la guerre.

En 1947, il épousa Raymonde Francotte avec qui il eut trois enfants : Colette, Jean-Luc et Marie-Christine. Sept petits-enfants et cinq arrière-petits-enfants vinrent agrandir le cercle familial.

Michel Henriot était un homme d’une grande générosité, honnête et droit, il était proche des gens. Homme cultivé, il faisait partie des Poètes Lorrains.

Il fut syndic de son immeuble durant de nombreuses années. Homme très attentif à sa famille, il aimait partager ses centres d’intérêt. Personne déterminée, il était très protecteur. Michel était également un sportif, pratiquant la course à pied, le vélo, la natation et la marche.


[ Vosges Matin , jeudi 5 août 2010 ]

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