1956 —
Le Pays lorrain
M. Perrin.- Le professeur Maurice Perrin est décédé le 18 octobre à Nancy à l’âge de 81 ans. Son activité inlassable lui avait donné une grande influence en matière littéraire, médicale et sociale.
Né à Rambervillers le 21 mai 1875, M. Perrin venait habiter Nancy dès 1892 pour y obtenir sa licence ès-lettres. Mais en 1894, il se tourna vers la médecine, devint docteur en 1901 et agrégé de médecine générale en 1910. Chargé des cours de clinique des maladies tuberculeuses, il écrivit de nombreux ouvrages, dont certains couronnés par l’Académie de Médecine, sur cette question et participa à la lutte anti-tuberculeuse.
Dès 1914, il était administrateur de la Société des Habitations à bon marché de Nancy. Il présida la Société de Médecine de Nancy et la Société d’Hydrologie et climatologie de l’Est qu’il avait fondée. Spécialiste des eaux thermales, il créa la fédération thermale et climatique des Vosges et de la région de l’Est. Il était également membre du Conseil central de la Ligue française pour le relèvement de la moralité publique.
Elu conseiller municipal de Nancy, le professeur Perrin lutta contre l’abaissement moral et sanitaire et devint président du conseil d’administration de L’Eclair de l’Est. En 1940, doyen par intérim de la Faculté de Médecine, il dut également assumer la direction de l’Hôpital Central en des heures difficiles. Il était en même temps membre du Conseil de l’Université et président de l’Union nationale des membres de l’enseignement public. Il s’attacha aux problèmes professionnels de la médecine et devint président de la Société de prévoyance et de secours mutuel des médecins de Meurthe-et-Moselle, puis membre du Conseil général de l’Ordre des médecins.
Il revint à la fin de sa vie aux activités littéraires de sa jeunesse : élu à l’Académie de Stanislas en 1939, il en devint le président en 1955. Le défunt était officier de l’Instruction publique (1919) et chevalier de la Légion d’Honneur (1923).
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Le Pays Lorrain , 1956, N° 4, p. 171-172 ]
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
PERRIN (Maurice), professeur de médecine
Rambervillers, 21 mai 1875 – Nancy, 18 octobre 1956
Venu à Nancy pour y faire une licence ès-lettres qu’il obtient en 1892, il retourne ensuite vers la médecine et entreprend, à partir de 1894, de nouvelles études qui l’amènent au doctorat en médecine en 1901 et à l’agrégation en 1910. Il se spécialise dans l’étude de la tuberculose et dans celle des eaux thermales.
Chargé des cours de clinique des maladies tuberculeuses, il participe activement à la lutte contre la tuberculose par son action sociale, ses études et ses écrits.
Ses travaux sont publiés dans les Annales de Médecine et chirurgie infantiles, La Province médicale, La Presse médicale, la Revue médicale de l’Est, les Consultations médicales françaises, la Médecine internationale.
Il est l’auteur (seul ou en collaboration) de plusieurs traités : Les arythmies dans la pratique journalière (2e éd. 1932), Les eaux minérales, leur mode d’action, leur emploi (1925), Etudes sur la paralysie générale (1910), L’hypertension artérielle (2e édition 1930), L’obésité (1923), Les sécrétions internes (1910).
Avant 1940, il fonde et préside la Société d’hydrologie et de climatologie de l’Est et crée la Fédération thermale et climatique des Vosges et de la région de l’Est. Il préside aussi la Société de médecine de Nancy. Plus tard, il préside la Société de prévoyance des médecins de Meurthe-et-Moselle et l’ordre des médecins, et il est membre du Conseil général.
En 1940, doyen par intérim de la faculté de médecine de Nancy, il reçoit en outre la charge de la direction de l’hôpital général de Nancy durant cette période pénible.
Il tient également une place notable dans la vie sociale nancéienne : administrateur de la société des H.B.M. dès 1914, conseiller municipal, président du Conseil d’administration de l’Eclair de l’Est. Au plan national il est membre du Conseil central de la Ligue française pour le relèvement de la morale publique et, après la seconde guerre mondiale, président de l’Union nationale des membres de l’enseignement public.
Elu à l’Académie de Stanislas en 1939, il en devient président en 1954.
Il était officier de l’instruction publique (1919) et chevalier de la Légion d’honneur (1923).
Bibl. : Bibl. : Le Pays Lorrain, 1956, p. 171-172.
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Albert Ronsin
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