ecriVOSGES — Georges PERRIN Aller au contenu
Accueil
 

Georges PERRIN

[ La Bresse (88) , 20/11/1811 – Cornimont (88) , 19/11/1873 (61 ans) ]

manufacturier , maire , conseiller général

Biographie vosgienne

Outils pour la recherche Citer, imprimer et exporter cette fiche

Référence suggérée

ecriVOSGES, « Georges PERRIN », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=4739 (consultée le 16 octobre 2026).

Imprimer la fiche complète / PDF

Bibliographie et sources

Pas de bibliographie structurée Voir les sources présentes

Notices documentaires

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

PERRIN (Georges), manufacturier
La Bresse, 20 novembre 1811 – Cornimont, 19 novembre 1873

Georges Perrin s’intéresse très jeune à l’industrie textile. Dès 1838, il fait tisser à façon à domicile. Il se procure des filés en Alsace où la production des paysans de la région de Cornimont qu’il emploie est traitée et imprimée. Quatre ans plus tard, il s’associe avec M.-B. Laurent et J.-Th. Géhin, de Saulxures, afin de faire construire un tissage contenant 300 métiers mécaniques. Il est mis en route au Daval, section de Cornimont en 1839. Mme Géhin succède à son mari lorsqu’il disparaît au début de 1843. Elle juge bon de se retirer en 1845 pour se consacrer à la gestion de ses propres usines.

La filature du Faing vient alors d’être mise en service dans une autre section de Cornimont par Georges Perrin, qui devient seul propriétaire de ces deux usines à l’issue de la période troublée qui marque l’avènement de la Seconde République. En 1850, il achète la filature et le tissage de Rochesson, construits en 1845 (4000 broches et 110 métiers). Trois ans plus tard, il fonde la filature et le tissage du Bâs à Cornimont. Il utilise ses bénéfices pour créer d’autres manufactures au Bâcion et à La Roche. Le 23 avril 1865, il possède à Cornimont 28 600 broches et 800 métiers à tisser actionnés principalement par des turbines hydrauliques.

Un décret impérial signé le 15 août 1863 lui confère la Légion d’honneur. Il est le premier des manufacturiers textiles vosgiens à recevoir cette décoration. Elle lui est remise solennellement par le préfet des Vosges, en présence de ses 800 ouvriers le 29 octobre 1863. Maire de Cornimont, Georges Perrin est élu conseiller général du canton de Saulxures en 1866. Il ne se représente pas en 1871 après la chute du Seconde empire.

Quand il disparaît, il est inhumé dans le cimetière de Cornimont, où sa tombe est toujours visible. Son frère et ses neveux héritent de son groupe textile, qui devient une société en nom collectif nommée Les Héritiers de Georges Perrin. Celle-ci est de nos jours la plus importante des entreprises textiles de la région lorraine.

Bibl. : Poull (G.).– L’Industrie textile vosgienne, 1982 et 1983, p. 249 et suiv.

[ Georges POULL , Les Vosgiens célèbres ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

PERRIN Georges (Gérard)
(20 novembre 1811, La Bresse - 18 novembre 1873, Comimont)

• Maire de Cornimont
• Conseiller général du canton de Saulxures-sur-Moselotte de 1864 à 1870
• Manufacturier
• Marié

C'est à La Bresse que naît Georges Perrin et non loin de là, à Cornimont, qu'il meurt le 18 novembre 1873. Après quelques années passées au collège de Remiremont, il débute jeune dans la vie commerciale. Suite à un court stage, il comprend tout le parti qu'ont peut tirer, au profit de l'industrie cotonnière, des nombreux cours d'eau et des populations laborieuses répandues sur le versant occidental des Vosges et avoisinant les fabriques d'Alsace similaires, mais moins favorisées par les forces naturelles. Peut-être s'engage-t-il avec trop d'ardeur au début, car la crise de 1847 compromet le succès de sa carrière. Georges Perrin n'est pas homme à se laisser abattre. Persévérant autant que hardi, il redouble de courage et s'élève rapidement au premier rang de l'industrie française. Sans rien changer à cette existence simple, il acquiert une importante fortune gérée avec sagesse.

La notoriété de Georges Perrin s'accroît de plus en plus et, le 29 octobre 1863, le préfet des Vosges, vicomte de Vessins, lui décerne la Légion d'honneur, entouré de nombreuses personnalités politiques de la région, des manufacturiers des deux vallées et surtout de l'ensemble de son personnel, soit près de 800 ouvriers, assemblés autour des drapeaux brodés aux noms de leurs usines respectives. Jamais cette région n'avait connu de telles festivités en l'honneur d'un industriel. Devenu maire de Cornimont, Georges Perrin est plébiscité en 1864, à la suite d'Auguste Géhin, à représenter les électeurs du canton à l'Hôtel du département pour un mandat. Marié en 1834, il perd ses deux jeunes enfants. C'est le grand chagrin de sa vie. À sa disparition, son héritage revient à ses neveux, lesquels fondent une société en collectivité Les Héritiers de Georges Perrin.

[ Bertrand MUNIER , Les Vosgiens célèbres ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Georges PERRIN », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=4739 (consultée le 16 octobre 2026).

Nouvelle recherche