Jean Baptiste PERRIN

[ Damas-devant-Dompaire (88) , 05/03/ 1754 – Epinal (88) , 26/04/ 1815 ]

avocat , législateur

Biographie vosgienne

1845 — Le Département des Vosges / Henri Lepage, Charles Charton

Damas [et-Bettegney] est la patrie de M. Perrin (des Vosges), ancien membre de l’assemblée constituante, et de M. Florent Parisot, licencié es—sciences, ancien professeur de mathématiques, de physique et de philosophie, bibliothécaire d’Epinal, secrétaire perpétuel et l’un des fondateurs de la Société d’Emulation du département des Vosges.


[Tome 2, page 145].

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

PERRIN (Jean-Baptiste), avocat et législateur
Damas-devant-Dompaire, 5 mars 1754 – Epinal, 26 avril 1815


Douzième de la famille de seize enfants formée par Claude Perrin, ancien huissier royal, et Marie Floriot, il fait ses études de droit. Il vient se fixer à Epinal après avoir été reçu avocat. En 1789, il est élu officier de la Garde nationale et, en tant que tel, participe à la Fête de la Fédération à Paris le 14 juillet 1790. A son retour, il est élu chef de bataillon. Le 6 septembre 1791, il est élu au Conseil général des Vosges pour le district d’Epinal et devient, le 14 septembre, président du Directoire départemental en remplacement de Jean-Baptiste Hamart, démissionnaire. Le 3 septembre 1792, il est élu 4° député des Vosges à la Convention. Seul des députés vosgiens, il vote pour la mort du roi, sans restriction ni réserves.

En mars 1793, il est envoyé en mission dans les Vosges et la Haute-Marne pour hâter l’envoi aux frontières des volontaires. De juin à octobre 1793, il est représentant en mission à l’armée des Ardennes. Après le 9 thermidor, il est envoyé dans les départements du Gard, de l’Hérault et de l’Aveyron pour libérer les détenus et poursuivre les nouveaux terroristes. Le 15 pluviose an III, il entre au Comité de Sûreté générale de la Convention. Le 3 fructidor, il repart à nouveau en mission dans le Nord et le Pas-de-Calais.

Sous le Directoire, il entre au Conseil des Cinq-Cents puis passe à celui des Anciens dont il devient le président. Il applaudit au coup d’état du 18 brumaire et fait partie de la Commission intermédiaire chargée de préparer la Constitution de l’an VIII. Député des Vosges au corps législatif en 1800, il en est nommé président par 215 voix sur 241 membres et dirige les débats de cette assemblée jusqu’en 1803. Sorti par le sort, il se retire à Epinal, dans sa propriété de Bellevue et n’exerce plus dès lors que ses fonctions de conseiller général des Vosges. De 1805 à 1814, il assure la présidence de l’Assemblée départementale.

Pendant les Cent-Jours, il retrouve son ancienne ardeur patriotique et réorganise les gardes nationales des Vosges. C’est en les passant en revue, sur le Cours à Epinal, qu’il meurt frappé d’une congestion cérébrale.


Bibl. : Mathieu (A.).– Les Vosges sous la Révolution.
Bouvier, p. 487.
Hauck (H.).– La Révolution dans les Vosges, Xe année, p. 74-109.


[ Pierre Heili ]

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