François Gabriel RENAUD

[ Rambervillers (88), 1751 – Saint-Dié (88), 28/08/1821 ]

pharmacien

Biographie vosgienne

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

RENAUD (François Gabriel), pharmacien
Rambervillers, 1751 – Saint-Dié, 28 août 1821


Il est le fils de Charles Renaud, apothicaire installé à Rambervillers vers 1740, et de Jeanne Lamothe.

Après ses études à l’université de Nancy, sous la direction du docteur Nicolas, Gabriel Renaud s’établit à Saint-Dié en 1777. Il est déjà diplômé car en 1775, lorsqu’apprenti à la loge maçonnique Saint-Jean des vrais amis de Rambervillers il est élevé au grade de compagnon, il est qualifié de maître apothicaire. Amené en 1778 à faire une analyse des eaux émanant de deux sources situées au Petit Saint-Dié, à cause de leur teneur en fer, il est surpris des caractéristiques de ces eaux et envoie un rapport à son maître Nicolas qui, en 1779, effectue le déplacement à Saint-Dié et publie l’année suivante une Dissertation chymique sur les eaux minérales de Saint-Dié (Nancy 1780).

Gabriel Renaud, qui connaît la découverte de la bouteille de Leyde vers 1746 et la pratique qu’en fait l’abbé Nollet pour la médecine, décide d’en faire usage à Saint-Dié. Il entreprend le 2 mai 1782 ses premières expériences sur l’électricité appliquée à la thérapeutique, avec un succès tel que le conseil de ville propose à l’intendant de lui procurer une gratification pour l’indemniser de la machine électrique qu’il a acquise de ses deniers et pour le remercier des soins gratuits qu’il donne aux malades, sous le contrôle du docteur Poma, puis du docteur Aubry.

Renaud s’occupe également d’observations météorologiques, prenant la suite du docteur Poma, correspondant de la Société de médecine de Paris depuis 1786. Il est officiellement nommé correspondant à son tour en mai 1790.

Mobilisé dans les armées de la République comme pharmacien militaire, Renaud continue ses observations météorologiques à Worms, puis à Haguenau de l’an VI à l’an IX.

De retour à Saint-Dié, il poursuit son activité jusqu’en 1809. Il vend alors son officine à J.-P. Noël, et il continue ses travaux de recherche jusqu’à son décès.

A son décès, il laisse une Concordance de botanique manuscrite, en 3 vol. in quarto, et un Synonymes de plantes de divers auteurs de botanique.

Il avait épousé à Saint-Dié Marie Saucerotte, décédée en 1832.


Bibl. : Bardy (H.).– Gabriel François Renaud, maître en pharmacie, in Bulletin de la Société Philomatique Vosgienne, tome VI, 1880-1881, p. 29-40.
Bossu (J.).– Du nouveau sur la franc-maçonnerie à Rambervillers au XVIIIème siècle, in Annales de la Société d’Emulation des Vosges, 1984, p. 37-42.


[Albert Ronsin]

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