Henri SCHMIDT

[ Saint-Dié (88), 06/07/1874 – Bonneval (28), 26/10/1954 ]

pharmacien

Député des Vosges.

Biographie vosgienne

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

SCHMIDT (Henri) , pharmacien, député des Vosges
Saint-Dié, 6 juillet 1874 – Bonneval (Eure-et-Loir), 26 octobre 1954


Henri Schmidt est le fils d’Édouard Schmidt, né à Wissembourg en 1840, pharmacien diplômé de l’école de pharmacie de Strasbourg en 1866 et de celle de Nancy en 1868. Il opte pour la France en 1872 avec sa femme Pauline Kruel (Soultz-sous-Forêt, 1848 – Saint-Dié, 1924) et ses parents, et s’installe pharmacien à Saint-Dié où il décède en 1912.

Leur fils Henri, lauréat de l’université de Nancy (1898), prend la succession de son père comme pharmacien à Saint-Dié. Il entre à la franc-maçonnerie en 1905 dans la loge Renaissance vosgienne et s’intéresse à la politique.

Président du Cercle de l’Union républicaine démocratique de l’arrondissement de Saint-Dié, vice-président de la Fédération républicaine démocratique des Vosges, il est élu conseiller général de Gérardmer en 1906. La même année, candidat aux élections législatives dans la deuxième circonscription de Saint-Dié, Henri Schmidt est élu député. Il s’inscrit au groupe de la gauche radicale et il vote les lois sur les retraites ouvrières et sur le repos hebdomadaire. Il intervient également en faveur des problèmes des habitations ouvrières et de la propagande anti alcoolique.

En 1905, dans la grande question de la dévolution de l’ancien évêché, il obtient du ministère, contre l’avis de la mairie, que le bâtiment soit affecté au collège de jeunes filles nouvellement créé à Saint-Dié. Réélu en 1910 et en 1914, il est rapporteur de plusieurs projets de loi concernant la lutte antialcoolique. Il échoue aux élections législatives de 1919 et 1924 et renonce à se présenter aux élections suivantes. En 1919, il avait perdu également le siège de conseiller général.

Sa carrière politique ayant pris fin, il reste à Paris où il s’était installé après son élection à la chambre des députés et il reprend les recherches en pharmacologie qui l’avaient toujours passionné. Avant 1914, il avait mis au point les somedos, boules ovoïdes de tisane à diluer dans de l’eau chaude et pour la diffusion desquels il avait fondé une société dont Laederlin avait pris des parts de fondateur. Il cessa en 1914, ne voulant pas gagner facilement de l’argent sur un produit utilisé par les infirmeries militaires.

De son mariage avec Angèle Kirbourg (Bonnétable, 1876 – Montauban, 1940), professeur d’allemand épousée à Saint-Dié en 1905, il eut deux filles nées à Paris : Élisabeth (1908 – Castres, 1986) et Simone (née en 1911), docteur en médecine. Le couple se sépare en 1919 et divorce en 1923.

Henri Schmidt réside momentanément à Strasbourg en 1923 puis retourne à Paris continuer ses recherches. Malade à partir de 1943, il décède après une nouvelle et longue hospitalisation à Bonneval en 1954.


Bibl. : Jolly.- Dictionnaire des parlementaires français 1889–1940, tome VIII, p. 2977.
Baumont (G.).- Saint-Dié, origine et développement.- Saint-Dié, 1960, p. 355, 360 et passim.
Renseignements fournis par Mlle le Docteur Simone Schmidt.


[Albert Ronsin]

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