1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
SÉPULCHRE (Jacques), directeur de société, président de la chambre de commerce des Vosges
Saint-Max (Meurthe-et-Moselle), 5 août 1900 – Grenoble, 11 janvier 1990
Fils de Jean Sépulchre, ingénieur des mines, et d’Élisabeth Delaval, il fait ses études à l’école des Mines de Nancy et succède à son père à la tête de la verrerie de Gironcourt-sur-Vraine fondée en 1902 et à laquelle ils donnent l’un et l’autre un grand développement.
Sous sa direction, la verrerie de Gironcourt devient très vite l’une des principales usines de fabrication de bouteilles en France. Grâce à l’adoption du mazout pour le chauffage des fours, il fait tripler la production entre 1953 et 1960. Son usine emploie alors 430 personnes pour lesquelles il déploie une intense politique sociale (accession à la propriété, colonies de vacances, voyages, etc.).
Parallèlement, il gère la S.A.R.L. Les transports routiers du Xaintois. Il entre à la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Épinal comme membre associé en 1946. Il en est élu membre titulaire en 1961, trésorier en 1962 et présidents la même année en remplacement de M. Jean Debry.
Jacques Sépulchre préside par ailleurs de nombreuses sociétés : la société immobilière Le Foyer vosgien, le Groupement interprofessionnel des syndicats patronaux des Vosges (G.I.S.P.V.), aujourd’hui Union Patronale des Vosges… À la tête de la Société Anonyme Immobilière des Vosges, il construit, entre autres, le quatrième building de l’avenue de Lattre à Épinal.
Il est aussi vice-président du Syndicat des Cristalleries et verriers de l’Est, conseiller de la Banque de France, administrateur de la Caisse de sécurité sociale des Vosges, président du Syndicat d’électrification de la Plaine des Vosges, etc.
Dans le domaine social, cet homme infatigable cumule la présidence de la Société mutualiste de la Verrerie de Gironcourt, et la vice-présidence de la Société mutualiste départementale des Vosges.
Bibl. : La Liberté de l’Est, 23 janvier 1961.
Who’s Who in France, 1965-1966.
La Liberté de l’Est, 13 janvier 1990.
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Pierre Heili
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