Jean Pierre TREUILLE DE BEAULIEU

[ Saint-Secondin (86) , 05/08/ 1768 – Paris (75) , 21/10/ 1861 ]

colonel d’artillerie

Chevalier de la Légion d’Honneur.

Biographie vosgienne

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

TREUILLE DE BEAULIEU (baron Jean-Pierre) , colonel d’artillerie
Saint-Secondun (Vienne), 5 août 1768 – Paris, 21 octobre 1861


Fils de Jean Treuille, sieur de Beaulieu, et d’Anne-Marie Françoise Gauttier, il est lieutenant au 1er bataillon de la Vienne le 10 septembre 1791 et capitaine le 16 mai 1792. Mais c’est comme sous-lieutenant qu’il sert à partir de juillet 1792 au 4e régiment de dragons.

À compter de 1797, il est lieutenant puis capitaine, enfin chef d’escadron en l’an VIII, nommé par le général Masséna. Mais ce n’est qu’en 1807 qu’il est nommé colonel de cuirassiers et le 25 avril 1807 colonel du 15e dragons. Il sert sans interruption sur tous les théâtres d’opérations : Allemagne, Suisse, Autriche, Prusse, Pologne, Espagne. En 1815, il est aide de camp du maréchal Jourdan à Besançon. Membre de la Légion d’honneur le 26 prairial an XII, il est officier le 14 mars 1806 et baron d’Empire par titre du 19 mars 1808. Il est fait chevalier de l’ordre de Saint-Louis le 16 août 1820.

Il est commandant de place lorsqu’il entre en 1812 à la loge maçonnique des Amis incorruptibles des Vosges à l’Orient de Saint-Dié. Il en devient le vénérable de 1818 à 1825. Il est admis à la retraite à compter du 20 avril 1825 et déclare se retirer à Saint-Dié. Il avait été nommé conseiller municipal à Saint-Dié par arrêté préfectoral du 27 septembre 1815 et demeure au conseil jusqu’en 1827. En fait, c’est en 1826 qu’il quitte Saint-Dié pour s’établir à Sélestat où, en 1830, il commande la garde nationale.

De son mariage avec Anne-Marie Schultz, il avait eu un fils, né à Lunéville le 7 mai 1809, Antoine Hector Thésée Treuille de Beaulieu (décédé à Paris le 24 juillet 1886) qui fut officier d’artillerie, se consacra au perfectionnement de l’artillerie : effets explosifs des boulets, invention du canon rayé. Il acheva sa carrière comme général de division en 1871, mais continua jusqu’à son décès ses recherches sur les fusées, les obus à balles et les modèles de canon.

Avant d’être élève à Polytechnique (1829), puis à l’École d’application de l’artillerie de Metz (1831-1833), le futur général avait passé sa jeunesse à Saint-Dié. Comme il y faisait l’école buissonnièreet qu’il était turbulent, son père très sévère le mit en apprentissage chez le cordonnier Lapierre. Au bout de quelques jours, le garçon devint sage, obéissant, revint chez ses parents et se mit à étudier.


Bibl. : Bardy (H.).- Saint-Dié pendant la Restauration.- in Bulletin de la société philomatique vosgienne, tome XV, 1899-1900, p. 254-255.
Bossu (Jean).- Les origines de la franc-maçonnerie dans les Vosges, tome II, p. 42.
S.H.A.T. Vincennes : dossier Treuille de Beaulieu.


[ Albert Ronsin ]

Nouvelle recherche