ecriVOSGES — Alfred ANTOINE Aller au contenu
Accueil
 

Alfred ANTOINE

[ Clefcy (88) , 26/10/1867 Clefcy (88) , 27/06/1923 (55 ans) ]

hôtelier-restaurateur , maire , conseiller général

Biographie vosgienne

Outils pour la recherche Citer, imprimer et exporter cette fiche

Référence suggérée

ecriVOSGES, « Alfred ANTOINE », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5152 (consultée le 31 août 2026).

Imprimer la fiche complète / PDF

Bibliographie et sources

Pas de bibliographie structurée Voir les sources présentes

Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

ANTOINE Alfred
(26 octobre 1867, Clefcy – 27 juin 1923, Clefcy)

• Maire de Clefcy • Conseiller général du canton de Fraize de 1919 à 1923.
• Hôtelier-restaurateur.
• Marié, quatre enfants.

Figure incontournable pendant un demi-siècle de la vie publique et politique du canton de Fraize, Alfred Antoine est né en 1867 à Clefcy. Fidèle à ses racines familiales, il s’installe comme hôtelier-restaurateur, grâce à la bienveillance d’un oncle célibataire, qui lui transmet son héritage. Ce parent appelé amicalement Le Bourgeois, permet à Alfred Antoine de s’investir pleinement dans son village. Aussi, ses concitoyens lui donnent les clefs de l’hôtel de ville dans un contexte vraiment particulier. En effet, pendant des générations, Ban-sur-Meurthe et Clefcy ont une identité différente, mais seule cette dernière commune possède une église, un prêtre, une mairie mais paradoxalement deux municipalités. Il faudra attendre la fin du XXe siècle pour voir l’union sacrée de ces deux communes.

Alfred Antoine est donc élu premier magistrat de Clefcy mais également de Ban-sur-Meurthe. Évidemment, il ne peut cumuler ces deux fonctions et reste attaché à sa cité. Pour le seconder, il est efficacement épaulé par son épouse Marthe, originaire de Portieux ; laquelle est la sœur et la gouvernante de l’abbé Durand, curé de la paroisse Sainte-Agathe. Alfred Antoine est père de quatre filles, Madeleine (1903), Germaine (1904), Henriette (1907) et Renée (1911). Au lendemain de la Grande Guerre, il gagne l’assemblée départementale comme conseiller général du canton de Fraize, suite au départ de son ami, le docteur Marius Durand.

La maison Antoine est réputée dans la région, et la matelote de truites au vin de Bourgogne attire de nombreux gourmets. Malade, Alfred Antoine démissionne de son mandat cantonal en 1923 et décède rapidement à son domicile, le 27 juin de cette même année. Il est inhumé dans la sépulture familiale au cimetière de Clefcy.

Après un intermède d’une année à Nancy, Madeleine Antoine devenue l’épouse du boulanger Fernand Voinquel, reprend le commerce de ses parents. Cinq générations se succèdent à l’enseigne Antoine, jusqu’au jour où l’arrière-petit-fils de l’ancien maire quitte la profession pour entrer au séminaire de Metz. Il devient l’abbé Philippe Baldacini, prêtre du diocèse de Saint-Dié, desservant les paroisses spinaliennes de la Sainte-Famille et de Saint-Paul avant de gagner le diocèse de Troyes dans l’Aube.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Alfred ANTOINE », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5152 (consultée le 31 août 2026).

Nouvelle recherche