2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
BREDIGER Léon (Joseph)
(26 juillet 1912, Forbach, Moselle - 20 août 2002, Flavigny, Meurthe-et-Moselle)
• Maire de Châtel-sur-Moselle de 1965 à 1971.
• Premier adjoint au maire de Châtel-sur-Moselle de 1971 à 1977.
• Conseiller général du canton de Châtel-sur-Moselle de 1953 à 1973.
• Médecin.
• Marié.
C’est un Mosellan, Léon Brediger, qui s’installe comme médecin en 1945 à Châtel-sur-Moselle. Un an auparavant, après des études à la faculté de médecine de Nancy, il soutient dans cette ville le 6 mars 1944, la thèse suivante : Les révisions utérines tardives à la maternité de Nancy de 1920 à 1940. Marié à Pole Gabenich en février 1944, le docteur Léon Brediger arrive à la Libération dans les Vosges.
Le 1er octobre 1945, il succède au regretté docteur Soyer, victime de la Seconde Guerre mondiale. Pendant vingt-sept années, Châtel-sur-Moselle apprécie le docteur Brediger. À l’heure de la retraite en 1977, il cède son cabinet au docteur Parisot. Le couple Brediger se fixe dans la cité voisine de Nomexy, jusqu’en 1987. À cette date, il gagne le département des Alpes-Maritimes et plus exactement Juan-les-Pins.
Tout en exerçant sa profession, Léon Brediger ceint l’écharpe tricolore de maire de Châtel-sur-Moselle, suite à son succès aux élections municipales de 1965. Sa formation Union pour la prospérité de Châtel-sur-Moselle enlève la majorité, face à Pierre Florentin, premier magistrat sortant. Auparavant, le 22 novembre 1953, suite au départ de l’élu sortant Robert Petitjean, démissionnaire d’office (cas unique dans les annales du conseil général des Vosges), Léon Brediger gagne la confiance de ses administrés et devient conseiller général de son canton. Se déclarant candidat indépendant, non politique, il rappelle : adversaire de toute combinaison politique, je me présente à vous pour défendre, non pas une idéologie, mais vos intérêts... Lors de ce scrutin, il défait notamment maître Charles Lefrançois, maire de Châtel-sur-Moselle, et Roland Étienne, très impliqué dans les activités sociales de la région.
Après avoir passé avec succès le test de cette première élection, le docteur Brediger est reconduit à chaque consultation électorale à son poste cantonal. En revanche, absorbé par un métier exigeant, il renonce à la mairie châtelloise au profit de Georges Chatelat, mais demeure son premier adjoint.
Aux échéances cantonales de septembre 1973, Léon Brediger perd son fauteuil à l’assemblée départementale. Son électorat qui lui est traditionnellement fidèle, depuis près de vingt ans qu’il représente son canton châtellois au conseil général et qui, toujours, lui témoigne sa confiance, marque une nette conversion. Les villes de Thaon-les-Vosges et surtout de Chavelot lui préfèrent Robert Bresson. Revenu dans sa région natale, Léon Brediger s’éteint le mardi 20 août 2002 à Flavigny en Meurthe-et-Moselle, quelques mois après avoir conduit son épouse à sa dernière demeure.
[
Bertrand MUNIER
, Le Grand livre des élus vosgiens ]