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Gérard Max CHERPION

[ Dombasle-sur-Meurthe (54) , 15/03/1948 ]

pharmacien , conseiller régional , député

Biographie vosgienne

Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

CHERPION Gérard (Max)
(15 mars 1948, Dombasle, Meurthe-et-Moselle)

• Député des Vosges de 1993 à 1997 et depuis 2002.
• Conseiller municipal de Saint-Dié de 1985 à 2001.
• Conseiller régional de Lorraine depuis 1992.
• Pharmacien.
• Marié, trois enfants.

Appartenant à une famille qui a laissé les meilleurs souvenirs dans le milieu industriel cornéen, Gérard Cherpion se fait inscrire à la faculté de pharmacie de Nancy. Suite à de brillantes études au lycée Henri-Poincaré, assistant de cette faculté en 1972, il donne son nom, le 19 août de cette même année, à Maryse Veret, originaire de Clermont-Ferrand. Père de trois enfants, Marc, Céline et Claire, il devient vosgien d’adoption en se fixant à Fraize. Un retour aux racines familiales pour son épouse également pharmacienne, son père et son grand-père étant respectivement originaires d’Étival-Clairefontaine et de Moyenmoutier.

Apprécié et reconnu par ses pairs, le pharmacien fraxinien est appelé à siéger à la chambre de commerce et d’industrie (C.C.I.) de Saint-Dié en 1982. Ses compétences, son attachement à sa nouvelle région, sont autant d’atouts qui le mènent à présider cette chambre dix ans plus tard, après en avoir assurer la vice-présidence. Il en sera de même à la chambre régionale de commerce et d’industrie (C.R.C.I.) de Nancy. Mais les interventions de Gérard Cherpion ne se bornent pas uniquement à la Déodatie. Il peut légitimement s’enorgueillir d’être l’élément fédérateur du rapprochement des régions Alsace, Franche-Comté et Lorraine au sein du massif. Son action se traduit par la présidence de la commission permanente du Comité de massif des Vosges où il occupe l’un des sept sièges dévolus aux socio-professionnels, les six autres étant réservés aux élus. Gérard Cherpion y représente les neuf chambres de commerces et d’industries que comptent les régions d’Alsace, de Franche-Comté et bien sûr de Lorraine, gérant tout ou partie de leur territoire dans le massif. Prônant avant tout l’union, l’action et l’ouverture, il est sollicité par le ministre-sénateur Christian Poncelet pour les échéances régionales de 1992. Profitant du désistement du président de l’exécutif départemental vosgien, il rejoint l’hémicycle messin et connaît un nouveau succès en 1998 aux côtés de son collègue counehet Gérard Braun, en devenant vice-président du conseil régional. Au lendemain de ce premier rendez-vous électoral, Gérard Cherpion ambitionne le fauteuil de député sur la deuxième circonscription de Saint-Dié détenu depuis 1978 par Christian Pierret.

Étonnement pour les uns, logique pour les autres, le premier magistrat déodatien est défait de son mandat de parlementaire. Un mini séisme ébranle le pays de Jules Ferry ! Les plaies ouvertes se cicatrisent quatre ans après pour le locataire de la mairie, à la dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la République. Ces nouvelles élections permettent à Christian Pierret de regagner en toute quiétude le Palais-Bourbon. Au terme de son unique mandat de conseiller municipal (1995-2001), Gérard Cherpion s’inscrit comme candidat (majorité départementale) au poste de conseiller général du canton de Senones. La vallée du Rabodeau au passé historique et qui a terriblement souffert de la crise du textile, donne sa préférence à son adversaire Jean-Luc Béverina. Au lendemain des élections présidentielles de 2002, la Chambre des députés est recomposée et les candidats, des quatre circonscriptions vosgiennes à pourvoir, suscitent un intérêt certain.

Fidèle à sa ligne de conduite, Gérard Cherpion se présente au verdict de ses électeurs... face à Aquilino Morelle, lequel décide de quitter la vie politique parisienne pour les montagnes vosgiennes. Un nouvel affrontement Gérard Cherpion et Christian Pierret n’aura donc pas lieu. Pourtant, quelques jours avant que les urnes rendent leur verdict, Aquilino Morelle se retire de la compétition... laissant Gérard Cherpion en découdre principalement face au député sortant, Claude Jacquot. Arrivant en pôle position, au soir du premier tour de scrutin, c’est sans surprise que Gérard Cherpion retrouve huit jours plus tard l’ambiance de l’hémicycle parisien. Finalement, une assemblée qui lui convient peut-être mieux que l’Hôtel du département vosgien.

Par contre, en raison de son retour au Palais-Bourbon, il donne sa démission à la tête de la chambre de commerce et d’industrie de Saint-Dié. Cette décision est le résultat à la fois d’une plus grande disponibilité dans les différentes charges qui sont les siennes et surtout envers la loi sur le cumul des mandats électifs qui s’est considérablement renforcée.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

Sources structurées

  1. Le Grand livre des élus vosgiens 2003 — Bertrand MUNIER
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Gérard Max CHERPION », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5218 (consultée le 4 septembre 2026).

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